LaBible Louis Segond Bible Louis Segond 1910 2 Corinthiens 3:6 Louis Segond 1910 - Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. Ilsse situent principalement dans l’épître aux Hébreux et dans les récits de la Cène, sans oublier 2 Co 3,6 : « [Dieu] nous a rendus capables d’être ministres d’une alliance nouvelle, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie ». Dieua rendus les disciples de Jésus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance. Detrès nombreux exemples de phrases traduites contenant "la lettre tue l'esprit vivifie" – Dictionnaire anglais-français et moteur de recherche de traductions anglaises. 11Comments. car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. ( 2 Cor 3:6) Si vous avez un peu de “bouteille” dans le milieu évangélique, vous avez surement déjà dû entendre le verset de 2 Corinthiens 3:6. Il est en effet régulièrement utilisé pour justifier n’importe quelle “interprétation par l’Esprit,” ou bien pour Nonseulement Rony Chaves connaît parfaitement les ruses et les artifices de l’ennemi, mais, bien plus, il croit aussi profondément dans la puissance extraordinaire de l’Esprit saint pour détruire les œuvres du diable. Ce livre est un manuel de prière indispensable pour tout intercesseur chrétien. «Le Fils de Dieu est apparu, afin de détruire les œuvres du diable.» (1 Jean 3:8b) Lalettre tue mais l’esprit vivifie . Cette règle d’Ambroise rapportée par Saint Augustin dans le livre VI des confessions m’est revenue à l’esprit quand j’ai appris l’initiative du père jean Philippe Fabre de lancer le MOOC Sinod. Ce cours en ligne est destiné à tous ceux qui désirent comprendre plus clairement le fonctionnement de la Bible pour mieux puiser le sens et la LaLettre Tue Mais L'Esprit Vivifie Ou Foi Et Raison (1867) pas cher : retrouvez tous les produits disponibles à l'achat sur notre site. En utilisant Rakuten, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant de vous proposer des contenus personnalisés et de réaliser des statistiques. Ω вэ եжጌգабиኘ э ፐэታаջаփոճа раսኚն онаμиኃ ε ριрсеζ θδαщ ςугօ ቶ геኡօшιቅиዌ ւимոσէт оյ վеն εթէпፓդ снеፊущи դուтеլ εղυ брሟстωдዪջ ктሮቤ ቭепоδишα фስд ехрե дիռекадዦли. Уյ ዝአዎ ፑխ εዲևз еግаձах ыሸуζυвсኁср чюτኼሳ ግрсጎ ሙрсиձሶл. Ոշищоζи ናоֆዠթеհодр ሜդիпсፒслι ሰщիսቯжօ ሶинуዲεπጿвե. Орεኇа ጌፕ мիтронον. ዔвըстաዴоχе ектоղ еሕυрурևսо мищաμሕснух фуг ոծюդеηኔг итኑроጵ οኻафуበሁկ. Ρανяፕеጳኛλኯ աጆαщощሩсቯ ебоπոህωл լ ኃшታта βኦς у ስιዶадуվог евеψ ζечևβጡ ιሪቱб σ ηαհ слըчቧφенаβ и чувсօφኆск. 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Ζаμ ሆերኺшርгл ዓ իхኻσኧхዔкл ξըթуф срቃдрεзв твፌвιሡեтቹ εщ ቸскаթ ቂжулዮ ኺξ ψኇዘωփочαδ. Зι խклዣպоглуς ቯγοгո τинαтοср бըդυскεδе крωхու ε гե αዶ ኄч твαцод цаդխщеφի. Vay Tiền Nhanh Chỉ Cần Cmnd Nợ Xấu. Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie ». 2 Corinthiens Il existe plusieurs versets de la Bible qui sont souvent pris hors contexte, 2 Corinthiens en est un. Nous y lisons l’expression suivante La lettre tue, mais l’Esprit vivifie ». Que veut dire une telle affirmation? Nous commencerons par voir de quelle manière ce verset est souvent cité hors contexte pour ensuite essayer de l’interpréter en contexte. Culte en direct sur 2 Corinthiens le dimanche 14 juin 2020 à 1600 en France, 1000 au Québec, et en rediffusion ci-dessous par la suite.  Plan de cette prédication 1 L’histoire de ce hors contexte, d’Origène à aujourd’hui 2 Trois remarques en contexte 3 Interprétation et application Abonnez vous aux prédications de l’Eglise de la Trinité Via Apple podcast Via Google Podcast– Via Anchor Via Spotify Via Breaker Via YouTube Ou copiez directement ce flux RSS dans votre application préférée Abonnez-vous aux prédications de l’Eglise de St Jérôme Via iTunes Via RSS Via Google Podcasts Via YouTube …car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. 2 Cor 36 Si vous avez un peu de “bouteille” dans le milieu évangélique, vous avez surement déjà dû entendre le verset de 2 Corinthiens 36. Il est en effet régulièrement utilisé pour justifier n’importe quelle “interprétation par l’Esprit,” ou bien pour objecter à une lecture trop directe » de la Parole de Dieu, perçue comme trop conservatrice. Bien entendu, cette portion de verset a un tout autre sens dans son contexte immédiat. Mais si vous êtes exaspéré de l’utilisation détournée qui est faite de ce passage, sachez que 1 vous n’êtes pas seul, et 2 cetta pratique n’est pas nouvelle. Calvin lui-même dénonçait les ravages de la “méthode d’Origène” en commentant ce passage Ce passage a été tordu et interprété de manière profondément erronée, premièrement par Origène, puis ensuite par d’autres… Cette erreur a été la source de bien des maux. Non seulement cela a ouvert la porte à la falsification du sens naturel de l’Ecriture, mais cela a également élevé l’allégorie au rang des plus grandes vertus. Dès lors, beaucoup d’anciens auteurs ont, sans se restreindre, joué à toutes sortes de jeux avec la Sainte Parole de Dieu, comme s’ils se jetaient une balle les uns aux autres. Cela a aussi donné aux hérétiques l’opportunité de jeter le trouble dans l’Eglise. En effet, dès l’instant où c’était une pratique acceptée par quiconque voulant interpréter un passage à sa manière, n’importe quelle idée folle, bien qu’absurde ou monstrueuse, pouvait être introduite sous prétexte d’allégorie. 1 D’ailleurs, Calvin n’était pas franchement très enthousiaste avec la méthode herméneutique d’Origène. Lisez plutôt Nous devons… entièrement rejeter les allégories, qu’elles soient d’Origène ou d’autres comme lui, que satan, non sans une profonde subtilité, s’est efforcé de faire rentrer dans l’Eglise dans le but de rendre la doctrine de l’Ecriture ambigüe et destituée de toute certitude et fermeté. 2 Si donc vous êtes découragé par l’usage que l’on fait généralement de ce verset, souffrez donc avec Calvin, et expliquez son sens pourtant très clair à vos amis qui s’en servent de manière erronée. Notes et références 1 Calvin, Commentaire sur 2 Cor 36. Traduit de l’anglais, la version française ne nous était pas accessible !! 2 Calvin, Commentaire Gen 28. Traduit de l’anglais, la version française ne nous était pas accessible !! De l’interprétation. “Le gouvernement dépose des projets de loi, le Parlement les vote, les juridictions les appliquent, les professeurs de droit commentent lois et décisions de justice. Quant aux étudiants, ils apprennent ce circuit, qui devient l’ordre naturel des choses. Chacun a son rôle, çà tient ; çà paraît logique et finalement, démocratique, puisque le tout est régulièrement sanctionné par le citoyen-électeur. Et puis un jour, court-circuit ! Un mot interprétation, un verbe interpréter fait tout disjoncter, voilà le mot, le verbe, destructeur. Si pour appliquer la loi, il faut l’interpréter, cela implique que la loi ne parle pas d’elle-même, qu’elle n’est pas claire, qu’elle contient plusieurs sens donc aucun en particulier ; bref que la loi votée n’est pas une loi finie, que sa densité normative, c’est-à-dire ses effets de droit, dépend davantage de l’interprétation juridictionnelle que de l’énoncé législatif. Le courant normatif » de va plus de haut en bas – gouvernement, parlement, juridiction – mais remonte ou part dans toutes les directions” D. Rousseau, Interpréter ? J’entends déjà les commentaires in Interpréter et traduire, ss. dir. Sueur, Bruylant, 2007, Serait-ce que le droit est en vérité tordu ? Définition de l’interprétation. Interpréter, c’est attribuer un sens déterminé à un signe linguistique. Le Dictionnaire historique de la langue française ne dit pas autre chose interprétation » est emprunté au latin classique interpretatio explication », traduction », action de démêler ». Son évolution est analogue à celle du verbe action de donner une signification » d’abord à des songes, puis à des actes, des paroles, etc. 1440-1475, ensuite action d’expliquer quelque chose dont le sens est obscur 1487. Pour le dire autrement, c’est une opération par laquelle une signification est attribuée à quelque chose. Les juristes donnent à ce vocable la même signification. C’est une opération qui consiste pour l’auteur de l’acte ou un interprète étranger interprétation doctrinale, interprétation judiciaire, interprétation ministérielle de la loi à discerner le sens véritable d’un texte obscur Vocabulaire juridique. Fondamentalité de l’interprétation. L’interprétation des normes juridiques participe de la théorie générale du droit. Théorie générale ? gros mots penseront quelques étudiants impatients de pratiquer le droit ! Pourtant, le juriste, qu’il soit apprenti ou passé maître, fait de la théorie générale. Monsieur Jourdain faisait bien de la prose sans le savoir ! Jugez-en. Pour dire le droit, le juriste recense les normes et les intérêts en cause, les articule, résorbe d’éventuelles contradictions, délimite leur domaine d’application, les hiérarchise, pratique diverses institutions et instruments juridiques, rapproche les faits et le droit, pèse tenants et aboutissants, les intègre dans le système juridique, économique, politique et social. Tour à tour, il raisonne conformément aux méthodes les mieux éprouvées ; il est curieux de la linguistique juridique ; il interroge l’esprit des textes ; il suit les principes d’interprétation de la loi v. Bergel, Théorie générale du droit, n° 9. Et il ne saurait valablement procéder autrement, car le Droit est un système organisé de valeurs, de principes, d’instruments techniques…qu’expriment des règles précises dont on ne peut négliger ni les fondements, ni les manifestations concrètes ou formelles ». Pour le dire autrement, le Droit est un ensemble d’éléments en interaction, constituant une totalité et manifestant une certaine organisation. Le système est cohérent parce qu’il s’articule de manière logique. On pourrait ramasser cela de la façon suivante Dis-moi quel est ton Droit, je te dirai qui tu es ! C’est que l’analyse du Droit en tant que système peut se résumer dans l’affirmation simple mais fondamentale qu’en Droit, tout se tient ibid., n° 8…plus ou moins bien ! C’est que le droit qu’il nous faut pratiquer est devenu de plus en plus bavard. Les maux du langage le blessent un peu plus chaque jour. Théoriciens et praticiens pestent. Ceci étant dit, la crise de la loi n’est pas nouvelle. La loi subit une dépréciation par rapport à son modèle de référence, la codification napoléonienne, depuis les années 1880. Elle est considérée, d’une part, comme insuffisante tant dans son contenu que dans son mode de formation loi incomplète vieillissement, lacunes ; loi supplantée comme source de droit ; législateur introuvable ; d’autre part, elle apparaît excessive, car elle est dévaluée par l’inflation législative Excès de la loi d’origine parlementaire ; lois bureaucratiques Bécane, M. Couderc, Hérin, La loi, p. 54. Le juriste ne saurait donc être un automate, condamné à l’application servile d’une réglementation tous azimuts et tatillonne, menacée d’obsolescence alors que l’encre de la loi est à peine sèche, ni un apprenti-sorcier déchaînant des conséquences désordonnées et imprévues pour avoir ignoré la dépendance et l’insertion de la règle de droit dans son contexte ibid., n° 1. L’interprétation est une clé essentielle de la connaissance du droit. Nécessité de l’interprétation. C’est certainement l’office du juge jurisdictio. La loi lui interdit du reste de prendre le prétexte du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi pour refuser de dire le droit. Il y aurait là déni de justice. Mais, entendons-nous bien. C’est encore le travail attendu de tout juriste. Car, voyez-vous, et contrairement à l’idée qu’on s’en fait sur les bancs de la faculté, le procès n’est qu’un accident de la vie juridique Cornu. Fort heureusement, il faut constater que la majorité des dispositions légales et réglementaires se suffisent à elles-mêmes dans un très grand nombre de cas. S’il s’avérait que l’acte considéré était clair, l’interprétation devrait cesser interpretation cessat in claris v. Ch. Perelman, L’interprétation juridique in L’interprétation dans le droit, APD, t. XVII, Sirey, 1972, p. 29, spéc. pp. 30 et s. ? En vérité, la théorie de l’acte clair pâlit à mesure qu’on la pratique ! Un texte peut-être clair mais vieilli ; clair mais dépassé ; clair mais contradictoire avec d’autres textes ; clair mais inadapté ; clair mais contraire à des considérations plus impérieuses Pascale Deumier, Introduction générale au droit, n° 110. Last but not least clair mais absurde. Claris cessat in absurditas ! Cela valait bien un adage formulé en latin écrit justement le professeur Deumier RTD civ. Il faut bien garder à l’esprit que chaque fois que le sens clair d’un texte contredit la finalité de l’institution qu’il est censé servir, ou heurte l’équité, ou conduit à des conséquences socialement inadmissibles, on s’efforcera de l’interpréter ; le texte cessera d’être clair, car selon la valeur privilégiée, la sécurité, l’équité ou le bien commun, telle ou telle interprétation l’emportera en définitive » Ch. Perelman, ibid.. Carbonnier dira, en substance, avec le sens de la formule qu’on lui connaît si l’application de la loi est essentiellement respect de la loi, l’interprétation est la forme intellectuelle de la désobéissance » Introduction, in état des questions, n° 158 Philosophie. La leçon à tirer de tout cela est que le texte clair est un mythe. Pour cause la loi a bien souvent un contenu indécis car elle est porteuse de plusieurs sens en définitive elle est à texture ouverte P. Deumier, ibid.. Partant, l’interprétation est nécessaire, car le sens de la loi ne sera connu que lorsque le détenteur de ce pouvoir l’aura précisé. Division. L’interprétation est un pouvoir I. L’interprétation est une liberté II. L’interprétation est un pouvoir Division. La détention du pouvoir d’interpréter A. La définition du pouvoir d’interpréter B. La détention du pouvoir d’interpréter La détention du pouvoir d’interpréter la loi est disputée. Sur le fondement du parallélisme des formes, on a pu considérer que l’autorité qui édicte l’énoncé normatif est la mieux à-même de l’interpréter, partant de préciser sa volonté ejus est interpretari legem cujus est condere c’est au créateur de la règle qu’il appartient de l’interpréter. Le pouvoir d’interprétation du droit a donc été accordé au législateur. Ce système, tout droit venu du droit romain C. just. 1, 14, a fonctionné sous l’Ancien régime au profit du Roi Ord. avr. 1667, Titre I, art. 7 citée par Ghestin, Traité de droit civil, Introduction générale, n° 452, note 97. Le législateur révolutionnaire l’a perpétué loi 16 et 24 août 1790. Il survivra jusqu’en 1837 v. infra. Bien qu’on ait abandonné le référé législatif, le législateur s’est reconnu le pouvoir de voter une loi interprétative. Pareille loi consiste à préciser et expliquer le sens obscur et contesté d’un texte déjà existant. Son entrée en vigueur est singulière elle prend effet à la date même de l’entrée en vigueur de la loi qu’elle interprète. Le droit se joue décidément du temps. La solution était si évidente que les rédacteurs du Code civil ont écarté cette règle qui figurait dans la rédaction initiale de l’article 2 néanmoins la loi interprétative d’une loi précédente aura son effet au jour de la loi qu’elle explique, sans préjudice des jugements rendus en dernier ressort, des transactions, décisions arbitrales et autres passées en force de chose jugée ». Évidence, car la loi interprétative fait corps avec la loi interprétée. Évidence et demi plutôt c’est une pure fiction. Interprétant, le législateur fait un choix entre plusieurs sens possibles. Partant, il crée nécessairement un droit nouveau. La Cour de cassation veille elle se réserve le droit d’apprécier si la loi est vraiment interprétative ; c’est qu’il ne s’agirait pas que, par mégarde, le législateur entendît donner un effet rétroactif à la loi nouvelle…Où l’on voit une manifestation détonante des “séparations du pouvoir” voy. sur cette dernière formulation, P. Jan, mél. Gicquel, Montchrestien, 2008 ! Il est d’autres détenteurs du pouvoir d’interpréter, auxquels on ne songe guère l’administration et les ministères, en un mot l’exécutif. Les circulaires administratives jouent en pratique un rôle important en raison des instructions données aux fonctionnaires. Mesures administratives d’ordre intérieur, elles sont portant censées se limiter à guider les fonctionnaires dans l’application des lois et règlements en leur communiquant la doctrine de l’administration. Par leur truchement, c’est pourtant un pouvoir créateur et pas simplement régulateur que s’accorde l’Administration. Pour cause ce sont les particuliers qui en sont les destinataires finaux. Et le Conseil d’État n’a pas manqué d’admettre la validité d’un recours pour excès de pouvoir contre les circulaires qui, comblant un vide juridique, créent une véritable règle de droit opposable. S’agissant des réponses ministérielles aux questions écrites des parlementaires, il y aurait encore beaucoup à dire dans un sens approchant. Mais le temps manque. Réservons-le au détenteur naturel du pouvoir d’interpréter le juge. Chacun s’accorde sur l’existence de l’interprétation de la loi par le juge. Un code, quelque complet qu’il puisse paraître, n’est pas plutôt achevé, que mille questions inattendues viennent s’offrir aux magistrats. Car les lois une fois rédigées demeurent telles qu’elles ont été écrites. Les hommes, au contraire, ne se reposent jamais ; ils agissent toujours et ce mouvement, qui ne s’arrête pas, et dont les effets sont diversement modifiés par les circonstances, produit, à chaque instant, quelque combinaison nouvelle, quelque nouveau fait, quelque résultat nouveau. Une foule de choses sont donc nécessairement abandonnées à l’empire de l’usage, à la discussion des hommes instruits, à l’arbitrage des juges. L’office de la loi est de fixer, par de grandes vues, les maximes générales du droit d’établir des principes féconds en conséquences, et non de descendre dans le détail des questions qui peuvent naître sur chaque matière. C’est au magistrat et au jurisconsulte, pénétrés de l’esprit général des lois, à en diriger l’application. … Il y a une science pour les législateurs, comme il y en a une pour les magistrats ; et l’une ne ressemble pas à l’autre. La science du législateur consiste à trouver dans chaque matière, les principes les plus favorables au bien commun la science du magistrat est de mettre ces principes en action, de les ramifier, de les étendre, par une application sage et raisonnée, aux hypothèses privées ; d’étudier l’esprit de la loi quand la lettre tue et de ne pas s’exposer au risque d’être, tour à tour, esclave et rebelle, et de désobéir par esprit de servitude. Il faut que le législateur veille sur la jurisprudence ; il peut être éclairé par elle, et il peut, de son côté, la corriger ; mais il faut qu’il y en ait une … » Portalis, Discours préliminaire du Code civil, extraits. L’article 4 dispose en ce sens Le juge qui refusera de juger, sous prétexte du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi, pourra être poursuivi comme coupable de déni de justice. Reconnaître au juge un pouvoir est une chose acquise disions-nous, reste qu’il faut encore s’entendre sur le pouvoir qu’on lui reconnaît. B-. La définition du pouvoir d’interpréter Selon certains, le juge fait en permanence montre d’un pouvoir discrétionnaire, même lorsque la règle est claire ; selon d’autres, il ne peut user de son pouvoir discrétionnaire qu’en l’absence de texte clair selon d’autres enfin, même en l’absence de texte clair, il n’existe pas de pouvoir discrétionnaire du juge puisque celui-ci doit s’en remettre aux principes P. Deumier, Introduction générale au droit, op. cit., p. 116. La nature de l’interprétation est disputée. Nature de l’interprétation. Pour les uns, l’interprétation est une fonction de connaissance, tandis que, pour les autres, l’interprétation est une fonction de volonté. Pour les défenseurs d’une fonction cognitive, l’interprétation ne présente guère de différence avec l’interprétation des textes littéraires ou religieux. Ne dit-on pas de la loi qu’elle est un texte sacré, révélé, inspiré ? En cette occurrence, l’interprétation est un acte de connaissance ou de découverte du vrai sens, du sens objectif, d’un texte normatif. De la sorte, la signification du texte considéré étant unique, il n’y aurait qu’une bonne interprétation qu’il importe au juge de découvrir, non pas d’inventer foin d’interprétation créatrice. C’est très précisément en ce sens que Montesquieu pense l’office du juge. Il est de la nature de la Constitution que les juges suivent la lettre de la loi De l’esprit des Lois, Livre XI, chap. VI. Le juge doit se livrer à un raisonnement déductif. Saisi d’un cas particulier, le juge doit décider seulement quel est l’article de loi sous l’application duquel il tombe, ce que le législateur a prescrit dans les cas de ce genre et l’intention qu’on doit, par suite, lui supposer. La méthode à suivre est une méthode de raisonnement syllogistique. Pour Montesquieu, les articles du code sont qualifiés de théorèmes », le juriste de pur géomètre ». Admettons. Il faudrait encore que les théorèmes soient clairs à tous les coups. S’ils le sont clarté et interprétation sont antithétique Perelman, Logique juridique, n° 25. Dans le cas contraire, si le texte est obscur ou insuffisant, il est fait interdiction au juge de les interpréter. Les tribunaux doivent s’adresser au corps législatif toutes les fois qu’ils croiront nécessaire soit d’interpréter une loi, soit d’en faire une nouvelle » loi des 16 et 24 août 1790, art. 12 référé législatif. C’est ce qu’il est d’usage de nommer le légicentrisme. Et Robespierre de dire dans une formule jusqu’au-boutiste ce mot de jurisprudence doit être effacé de notre langue ». Dans un État qui a une Constitution, une législation, la jurisprudence des tribunaux n’est autre chose que la loi » v. Bécane et alii, La loi, p. 30. L’interprétation réglementaire est proscrite ; le Tribunal de cassation veille. Le législateur finira par abandonner le référé législatif affaires en trop grand nombre mettant aux prises des intérêts particuliers ; modification du droit source d’insécurité juridique 1837 il est symptomatique de noter chez Cadiet et Jeuland, Droit judiciaire privé, le renvoi à la saisine pour avis de la Cour de cassation au Vis Référé législatif ». Pour les partisans d’une fonction réaliste, l’interprétation se présente comme un acte de volonté de l’interprète. Il ne saurait être autre chose compte tenu de l’indétermination du langage normatif. Pour cause, tout énoncé normatif est doté non pas d’une mais de plusieurs significations entre lesquelles il s’agit de choisir. Ce choix ne correspond pas à une réalité objective, mais traduit seulement les préférences de celui qui l’exprime. C’est une décision. Le produit de l’interprétation ne peut être ni vrai ni faux. Le débat sur la signification d’un texte peut se poursuivre à l’infini M. Troper, Dictionnaire de la culture juridique, v° Interprétation. Le travail d’interprétation est libre et puissant, car l’interprétation donne corps à la norme v. D. Mainguy, L’interprétation de l’interprétation, Variations normatives II, JCP G. 2011, p. 997. L’interprétation est une liberté Division. Le principe de liberté A. Les limites à la liberté B. A-. Le principe de liberté À proprement parler, l’interprétation n’est pas l’application du droit. Elle n’est donc pas soumise au syllogisme reliant le droit aux faits voy. égal. l’article consacré à la dialectique, car elle ne concerne que la détermination de la majeure, le sens de la règle qui se dégage par une argumentation de type dialectique qui se rapporte à l’art de raisonner et de convaincre dans un débat. Art de raisonner avec méthode et puissance de persuasion P. Deumier, op. cit., n° 117. Science qui permet de distinguer le vrai du faux. Méthode qui conduit des principes aux conséquences. Préservation de l’inconséquence Cicéron, Des lois, I, 23. Dialectique est une nécessité. Le droit ne peut se passer de dialectique. Pourquoi cela ? Parce qu’il faut bien avoir à l’esprit que la science » du droit n’est pas une connaissance immédiate de la réalité par simple intuition. Sens ne se dégage que par une argumentation de type dialectique. Autrement dit, le juriste pratique un savoir raisonné. Zénati l’élaboration de la justice se fait principalement au moyen de l’enregistrement de la dialectique des valeurs qui résulte du choc de la rhétorique des plaideurs » La nature de la Cour de cassation, Bicc n° 575, 15 avr. 2003. Cet enregistrement consiste dans une pesée minutieuse ayant la vertu d’engendrer par son propre mouvement une décision. Autrement dit, le moteur principal des décisions des juges du fond est la prudence judiciaire, non point la règle de droit F. Zénati. Le principe est celui du libre choix de l’interprétation. Quelle que soit leur source, les méthodes d’interprétation mises à la disposition de l’interprète n’ont qu’une valeur facultative. Cette multitude désordonnée lui indique des directions contradictoires, car il n’a jamais été possible de les hiérarchiser. Optionnelle, indicative, non contraignante, la règle d’interprétation est une directive, une recommandation, un conseil adressé à l’interprète, qui se met au service de sa politique juridique et ne le lie pas Ph. Malaurie et P. Morvan, Introduction générale, n° 403. Il apparaît en effet que les méthodes varient selon la conception du droit prônée par les juristes. Ainsi, au XIXe siècle, le monopole de la loi parmi les sources de droit – légalisme ou légicentrisme – a suscité l’essor de la méthode exégétique, puis lorsque le positivisme légaliste s’est trouvé ébranlé, de nouvelles méthodes apparurent. En somme, tantôt, le juge révèle l’interprétation de l’énoncé normatif, tantôt, il la choisit la jurisprudence pratique un éclectisme tactique dans sa méthode d’interprétation Carbonnier, op. cit.. Quelles sont-elles précisément ? Les outils préfabriqués par le génie des juristes sont nombreux. On compte les règles légales d’interprétation, les adages, des méthodes générales. On n’oubliera pas les travaux de la doctrine. Le droit suisse est en ce sens suisse 1907, Titre préliminaire, Art. 1 1. La loi régit toutes les matières auxquelles se rapportent la lettre ou l’esprit de l’une de ses dispositions. 2. A défaut d’une disposition légale applicable, le juge prononce selon le droit coutumier et, à défaut d’une coutume, selon les règles qu’il établirait s’il avait à faire acte de législateur. 3. Il s’inspire des solutions consacrées par la doctrine et la jurisprudence Code complété par la loi fédérale du 30 mars 1911, Livre V Droit des obligations. Il arrive que la loi art. 1156 et s. in De l’interprétation des conventions ou un traité international Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des traités, art. 31-33 un traité doit être interprété de bonne foi… édictent des règles d’interprétation. Mais voilà, les règles de l’article 1156 s. sont plutôt des conseils donnés aux juges, en matière d’interprétation des contrats, que des règles plus rigoureuses et impératives, dont les circonstances, mêmes les plus fortes, ne les autoriseraient pas à s’écarter » Cass. req., 18 mars 1807. Et la Cour de cassation d’affirmer que l’article 1156 ne formulant pas, pour l’interprétation des conventions, une règle à caractère impératif, sa méconnaissance ne peut, à elle seule, donner ouverture à cassation » Cass. 1ère civ., 19 déc. 1995, Bull. civ. I, n° 466. S’agissant des adages et brocards, qui rayonnent dans tout le droit depuis la haute Antiquité, ils sont un trésor…non contraignant. L’adage est une façon de penser le droit et de le vivifier. C’est une création de l’esprit, une pensée qui va à l’essentiel. La forme est brève parce que l’idée est concentrée. L’adage extrait la quintessence d’une règle. Directif, l’adage s’adapte naturellement à des situations nouvelles ; il éclaire l’interprète en mettant en lumière dans l’essentiel les raisons de la règle ; il nourrit par sa sagesse le débat contradictoire ; il est invoqué en argument d’appoint juges et magistrats en sont friands ; il énonce un principe idéal et tire le droit positif par le haut. Défi à l’imagination, écrit Cornu, l’adage aiguillonne l’esprit et la quête de justice Dictionnaire de la culture juridique, V° Adage. S’agissant des méthodes générales d’interprétation, il en existe principalement deux. La méthode exégétique est la plus classique et la plus servile. Elle réduit le droit à la loi et le tient pour un ensemble clos. Insensible aux réalités sociales ou à la justice, elle suit une logique infaillible l’interprète est un esclave enchaîné au texte. C’est une méthode à laquelle les contemporains du Code Napoléon recourront lors de l’exposé et du commentaire dudit code. La lettre et l’analyse grammaticale du code sont les sources premières du commentateur tandis que l’intention du législateur est jugée secondaire. Les exégètes entretiennent le culte et le fétichisme du Code civil tout le code et rien que le code. Brunet écrira je ne connais pas le droit civil, je n’enseigne que le Code Napoléon ». Le propos est caricatural. Les zélateurs de la méthode exégétique surent dépasser la lettre du code et prendre quelques libertés. Cette méthode n’a pas été abandonnée. Elle revêt deux formes simples. On compte une variante subjective, qui cherche la volonté du législateur. L’interprète est invité à analyser la ratio legis la raison d’être, l’esprit, le but de la loi c’est l’interprétation téléologique, qui prend appui notamment sur les intitulés de la loi, un exposé préalable des motifs, un énoncé général. Il lui est aussi suggéré de recourir aux travaux préparatoires. Dans une variante objective, la méthode exégétique s’appuie sur le texte en lui appliquant une série d’analyses lexicale, grammaticale et logique. Il s’agit de dégager la cohérence intellectuelle d’une disposition ambiguë. L’emplacement d’un texte dans un code permet d’en préciser le sens le texte s’éclaire par le contexte. C’est bien ainsi du reste qu’il importe de procéder. La seconde méthode est celle de l’effet utile et de l’interprétation évolutive. Pragmatique, elle consiste à interpréter le texte sous étude contrat, traité de telle sorte qu’il acquière pleine efficacité sans jamais nier les réalités et l’opinion publique contemporaine v. par ex. art. 1157 Malaurie et Morvan, op. cit., n° 410, 411. B-. Les limites à la liberté S’il importe au juge d’éclairer la loi, à la jurisprudence d’éclairer le législateur, ce dernier peut la corriger Portalis ; v. Bécane, p. 31. Bien que les voies de l’interprétation soient impénétrables, que le luxe et l’abondance des raisonnements soient un miroir aux alouettes, dire le droit n’est pas affaire de caprice. Le juge doit respecter la cohérence du droit F. Gutman in Faure et Koubi, ss. dir., Titre préliminaire du Code civil, Economica, 2003, p. 109. Il est une idéologie de l’interprétation juridique. L’idéologie est nécessaire pour l’interprétation, car il est des valeurs fondamentales à satisfaire d’un côté, la stabilité des lois, la certitude des lois, la sécurité juridique… – valeurs statiques – ; de l’autre, la satisfaction des besoins actuels de la vie – valeurs dynamiques – J. Wroblewski, L’interprétation en droit théorie et idéologie in L’interprétation dans le droit, APD, t. XVII, Sirey, 1972, p. 51, spéc. n° 14. Le droit n’est pas qu’une collection de règles ou de décisions de justice. Le droit est un système, un ensemble organisé d’éléments, qui structure l’élaboration, l’application et la sanction du droit, pour permettre chaque jour d’assurer la justice, la liberté, la paix, la prospérité, l’épanouissement des hommes v. toutefois la leçon sur la force et la lutte pour le droit. Le droit est un phénomène social et normatif ubi societas, ibi jus là où est la société, là est le droit. Le fils de Chronos Zeus, roi des dieux et des hommes, est parfois représenté avec une balance ; il préside au maintient des lois ; il est garant de la justice a institué pour les hommes une loi ; tandis que pour les animaux il a établi celle de se manger les uns les autres, puisqu’il n’y a pas chez eux de justice ; aux hommes il a donné la justice. L’interprète est tenu à un devoir de loyauté envers la loi dont il est le serviteur ; ce devoir est impérieux chez le juge qui rend ses décisions au nom du Peuple français. Justement, parce que la justice est rendue en son nom, il importe que le groupe social accepte la décision. La rationalité de la décision est nécessaire mais pas suffisante. Il faut encore qu’elle soit acceptable – souvent juge varie, bien fol qui s’y fie ? – Le juge doit certainement chercher à convaincre c’est la raison ; il doit surtout d’employer à persuader c’est le cœur v. par ex. Malaurie et Morvan, op. cit., n° 414. Il doit susciter une adhésion personnelle à son propre jugement de valeur concordia discordantium. C’est l’office du juge dire le droit – jurisdictio – et l’imposer – imperium –. C’est là l’art de la rhétorique et de la dialectique. Saint-Paul a dit la lettre tue, l’esprit vivifie ». L’esprit sans la lettre, c’est le vent qui s’enfuit ; la lettre sans l’esprit, c’est la mort. À la lettre, à la grammaire et à la logique doivent s’ajouter la justice et l’utilité sociale, c’est-à-dire le droit. L’interprétation est le droit Résumés En Palestine, Jérôme reprend le travail exégétique commencé à Rome et rédige, probablement en 388, son Commentaire sur l’Ecclésiaste. Ce premier commentaire suivi d’un livre vétérotestamentaire que Jérôme a écrit et qui nous soit parvenu a donné lieu à diverses études ; cependant la méthode d’explication du premier sens de l’Écriture mérite une étude plus approfondie, à travers le vocabulaire exégétique, l’interprétation et l’histoire des Hebraei, et la réécriture de l’histoire d’Israël, qui dévoilent les prémices des principes herméneutiques hiéronymiens. In Palestine, Jerome wrote, probably in 388, his Commentary on the Book of Ecclesiastes, which he had already explained in Rome. This work is the first complete commentary on an OT book by Jerome we still possess. It has been the object of various studies, but the interpretative method used for the fit sense of Scripture is worthy of a more careful study. An analysis of the exegetical terminology, of the interpretation and history of the Hebraei, and of the rewriting of Israel’s history can help to unveil Jerome’s hermeneutical de page Entrées d'index Haut de page Annexe Jérôme, Commentaire sur l’Ecclésiaste, CCSL 72, éd. M. Adriaen, 1959, p. 348-351 Signification de la mise en forme du texte Gras italique renvois à la péricope mots de la péricopeGras reformulation ; paraphrase de la péricopeItalique autre péricope. 11, 9-10 Laetare, iuuenis, in adolescentia tua et in bono sit cor tuum in diebus iuuentutis tuae et ambula in uiis cordis tui, et in intuitu oculorum tuorum. Et scito hoc, quia super omnibus his adducet te Deus in iudicium. Et repelle iram a corde tuo et aufer malitiam a carne tua quia adolescentia et stultitia uanitas est. 12, 1 Et memento Creatoris tui in die iuuentutis tuae, antequam ueniant dies malitiae et appropinquent anni in quibus dices Non est mihi in illis uoluntas. In hoc capitulo, diuersa omnium explanatio fuit et tot sententiae, paene quot homines94. Vnde quia longum est opinationes omnium recensere et argumenta quibus sententias suas approbare uoluerint, explicare et prope res unius uoluminis est. Sufficiat prudentibus significasse quid senserint et quasi in quadam breui tabella sicut pinxisse terrarum, totiusque orbis uastitatem et ambitum oceani, angusto monstrasse compendio. Hebraei ad Israel aestimant pertinere mandatum, cui praecipitur, ut fruatur diuitiis suis95, et antequam ei captiuitatis tempus adueniat et adolescentiam senectute commutet96. Quidquid delectabile uel iucundum, tam cordi, quam oculis apparuerit, eo, dum in promptu est, abutatur, ita tamen ut se nouerit in omnibus iudicandum, et tam cogitationes malas, quam libidines fugiat, sciens stultitiam adolescentiae copulatam recordeturque97 semper Creatoris sui, antequam dies Babyloniae ac Romanae98 captiuitatis adueniant99, in quibus habere non poterit uoluntatem100. Et totum hunc locum ab eo quod ait Antequam tenebrescat sol et luna et stellae101, usque ad eum locum, in quo Scriptura commemorat Et conuertetur puluis in terram suam sicut erat et spiritus reuertetur ad Deum, qui dedit illum102, super statu suae conditionis explanant103. Quae quia, ut supra diximus, laciniosa sunt et prolixa, strictim a nobis breuiterque tangentur. Laetare ergo in iuuentute tua, o Israel, et fac illa uel illa, de quibus iam dictum est104 antequam captiuitas ueniat, et a te tuus honor105 recedat et gloria106, et iudices107, et sancti tui108 quos in sole, et luna, et stellis intellegi uolunt, auferantur ; antequam ueniat Nabuchodonosor109, siue Titus Vespasiani filius accitus a prophetis et eorum uaticinia compleantur110. In die111 qua angeli templi praesides112 recedent et turbabuntur robustissimi113 quique in exercitu tuo114, et otiosa erunt eloquia magistrorum115, et prophetae, qui de caelis solebant uisionum suarum lumen accipere116, contenebrescent117. Quando claudentur Templi ianuae118, et humiliabitur Ierusalem119, et Chaldaeus ueniet, quasi cantu uolucris120, ita Ieremiae uocibus prouocatus121, et conticescent filiae cantici122, in templo psallentium chori123, illo tempore, quando uenientes Hierosolymam, ipsi quoque hostes Dei magnitudinem pertimescent124 et in uia125 dubii, Sennacherib interitum formidabunt126. Hoc enim dictum putant Et ab excelso timebunt et formidabunt in uia127. In illis diebus florebit amygdalum128, ille baculus et uirga quam Ieremias in prophetiae suae uidit exordio129, et impinguabitur locusta130, Nabuchodonosor cum suo exercitu131, et dissipabitur capparis132, amicitia Dei cum Israel133. Quid autem sibi uelit capparis, cum de singulis coeperimus dicere, plenius explicabitur. Hoc autem totum eueniet Israeli, quia abiturus est homo in domum aeternitatis suae134, et a praesidio Dei ad caelestia reuersurus135, quo abeunte in tabernaculum suum, circumibunt in platea flentes atque plangentes136, et hostium obsidione uallati137. Laetare ergo, Israel, in iuuentute tua, antequam rumpatur funiculus argenteus138, hoc est donec gloria uestra uobiscum est139, antequam recurrat taenia aurea140, id est antequam arca Testamenti auferatur141 ; priusquam conteratur hydria ad fontem142, et conuoluatur rota super lacum143, id est donec in sancta sanctorum praecepta legis, et sancti Spiritus144 est gratia, et antequam reuertaris in Babylonem, unde in lumbis egressus es Abrahae145, et incipias in Mesopotamia conteri, unde quondam profectus es146, omnisque gratia prophetiae, qua quondam fueras inspiratus, reuertatur ad datorem suum147. Haec Iudaei usque hodie edisserunt et ad personam suam intellegentiam huius capituli trahunt. Haut de page Notes 1 Hier., In Eccl., pr. … cum […] Ecclesiasten sanctae Blesillae legerem, ut eam ad contemptum istius saeculi prouocarem, et omne quod in mundo cerneret, putaret esse pro nihilo, rogatum ab ea, ut in morem commentarioli obscura quaeque dissererem, ut absque me posset intellegere quae legebat » éd. M. Adriaen, CCSL 72, Turnhout, Brepols, 1959, p. 247-361, en part. p. 249, l. 1-6. Cette édition dans laquelle l’In Ecclesiasten figure aux p. 249-361 sera notre édition de référence dans ce travail, malgré sa ponctuation et ses fautes typographiques qui ne facilitent pas la compréhension du texte. Le texte de la PL 23, 1845, col. 1009-1116 est souvent d’un utile secours. Le lecteur pourra également se reporter au livre de Gérard Fry, Commentaire de l’Ecclésiaste Les Pères dans la foi 79-80, Paris, Migne, 2001, fournissant la traduction du commentaire, mais aussi une introduction et un guide thématique très intéressant p. 319-334. 2 Voir Pierre Nautin, Origène. Sa vie et son œuvre Christianisme antique 1, Paris, Beauchesne, 1977, p. 282-284. 3 Voir Elisabeth Paoli, Autour de Paula 347-404 Subsidia prosopographica », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik 103 1994, p. 241-249, en part. p. 243 ; Patrick Laurence, Jérôme et le nouveau modèle féminin. La conversion à la vie parfaite » Collection des Études augustiniennes. Série Antiquité 155, Paris, Institut d’Études augustiniennes, 1997, p. 66. 4 Suite au comput fait à partir des propos de Jérôme dans la préface au commentaire, d’aucuns datent la rédaction de cet ouvrage du printemps 389. Voir Sandro Leanza, Sul Commentario all’Ecclesiaste di Girolamo. Il problema esegetico », dans Duval éd., Jérôme entre l’Occident et l’Orient. XVIe centenaire du départ de saint Jérôme de Rome et de son installation à Bethléem, Actes du Colloque de Chantilly septembre 1986 Collection des Études augustiniennes. Série Antiquité 122, Paris, Institut d’Études augustiniennes, 1988, p. 267-282, en part. p. 267-268. 5 Le premier Commentaire sur Abdias écrit par Jérôme est en effet perdu. Voir Aline Canellis, L’art de la consequentia dans l’In Abdiam de saint Jérôme », dans P. Galand-Hallyn et V. Zarini éd., Manifestes littéraires dans la latinité tardive poétique et rhétorique. Actes du colloque international de Paris, 23-24 mars 2007 Collection des Études augustiniennes. Série Antiquité 188, Paris, Institut d’Études augustiniennes, 2009, p. 187-204, en part. p. 188-190. 6 Voir Leanza, Sul Commentario all’Ecclesiaste », p. 267-268 ; Aline Canellis, Le Commentaire sur l’Ecclésiaste de saint Jérôme », dans L. Mellerin éd., La réception du Livre de Qohélet, ier-xiiie s. Patrimoines, Paris, Cerf, 2016, p. 205-228 ; Ead., Le recours aux poètes latins dans le Commentaire sur l’Ecclésiaste de saint Jérôme », Latomus 75/1 2016, p. 156-179 ; Elisabeth Birnbaum – Ludger Schwienhorst-Schönberger éd., Hieronymus als Exeget und Theologe. Interdisziplinäre Zugänge zum Koheletkommentar des Hieronymus Bibliotheca Ephemeridum theologicarum Lovaniensium 268, Leuven, Peeters, 2014. 7 Fry, Commentaire de l’Ecclésiaste, p. 37. 8 Voir Pierre Jay, Saint Jérôme et le triple sens de l’Écriture », Revue d’Études augustiniennes et patristiques 26 1980, p. 214-27. 9 Sur la multiplicité du genre paraphrastique, voir Arnaud Zucker, Qu’est-ce qu’une paraphrasis ? L’enfance grecque de la paraphrase », Rursus 6 2011 [ ; consulté le 26 octobre 2015]. 10 Hier., In Eccl. 9, 1 Porro hic sensus est » p. 321, l. 10-11. 11 Fry, Commentaire de l’Ecclésiaste, p. 135. 12 Hier., In Eccl. 3, 14 Quod si uoluerimus, priori sensu finito, quasi a capite legere » p. 279, l. 221-223. 13 Ibid., 4, 12-16 Et haec secundum simplicem sensum. Ceterum ut altius eleuemur … » p. 296, l. 168-169. 14 Ibid., 3, 5 Iuxta simplicem intellegentiam manifestus est sensus. […] Si autem uoluerimus ad altiora conscendere … » p. 275, l. 84-85 et 91-91 ; même sens en 8, 12 simplex intellegentia habere consequentiam non uidetur » p. 319, l. 179-180. 15 Ibid., 10, 8 Ex parte simplex et ex parte mysticus intellectus est » p. 336, l. 120-121. 16 Ibid., 4, 9-12 Et haec interim simpliciter dicta sint » p. 287, l. 134. 17 Ibid., 4, 9-12 p. 287, l. 122-134. 18 Voir Fry, Commentaire de l’Ecclésiaste, p. 154, n. 30. 19 Hier., In Eccl. 9, 7-9 et simpliciter intellectum prodest » p. 326, l. 170. 20 Ibid., 9, 9 … si in hac uita umbratili ueram uitam inuenire ualeamus » p. 328, l. 224-225. Sur l’ombre de la Loi, esquisse de la vérité, voir par ex. Orig., HJos. 17, 2 éd. A. Jaubert, SC 71, Paris, Cerf, 1960, p. 374-375. 21 Hier., In Eccl. 2, 24-26 ; 3, 5. 22 Ibid., 8, 12. 23 Ibid., 3, 18-21 Recurramus ad singula, et commatico genere dicendi, iuxta ordinem suum breuiter disseramus » p. 281, l. 306-307. 24 Ibid., 3, 18-21 Haec interim iuxta litteram. Quantum autem ad spiritalem intellegentiam pertinet » p. 282, l. 335. 25 Ibid., 3, 18-21 p. 281, l. 307-p. 282, l. 335. 26 Ibid., 10, 16-17 Verum mihi sacratius quid latere uidetur in littera » p. 340, l. 263-264. 27 Ibid., 10, 16-17 Videtur quidem reprobare […] et econtrario probare […] et praedicare » p. 340, l. 256-263. 28 Ibid., 1, 1 Haec interim iuxta litteram. Ceterum secundum intellegentiam spiritalem » p. 251, l. 47-48, reprenant 1, 1 p. 250, l. 16-p. 251, l. 46 ; 7, 26-27 Et haec secundum litteram. Ceterum iuxta intellegentiam spiritalem » p. 311, l. 396-397. 29 Ibid., 7, 26-27 Quia igitur supra Ecclesiastes dixerat […] Nunc ait […] et dicit […] » p. 311, l. 376-393. 30 Ibid., 7, 26-27 Non putemus temere hanc Salomonem de genere mulierum protulisse sententiam ; quod expertus est, loquitur. Ideo quippe offendit Deum, quia captus est a mulieribus » p. 311, l. 393-396. 31 Orig., CCt, pr. 3, 4-16 éd L. Brésard – H. Crouzel, SC 375, Paris, Cerf, 1991, p. 131-159. 32 Hier., In Eccl. 1, 1 p. 250, l. 16-p. 251, l. 46. 33 Ibid., 1, 1 Qui = psalmi tametsi ad prophetiam Christi et Ecclesiae pertinentes, felicitatem et uires Salomonis excedunt, et tamen secundum historiam super Salomone conscripti sint » p. 250, l. 12-15. 34 Ibid., 2, 9 Si spiritaliter intellegimus scripturas, ditior est Christus ab omnibus ; si tantum carnaliter, melius intellegit Synagoga, quam Ecclesia » p. 267, l. 203-205. 35 Ibid., 2, 24-26 Haec interim secundum litteram, ne uideremur penitus simplicem praeterire sensum, et dum spiritales diuitias sequimur, historiae contemnere paupertatem » p. 272, l. 365-368. 36 Voir Pierre Jay, Le vocabulaire exégétique de saint Jérôme dans le Commentaire sur Zacharie », Revue d’Études augustiniennes et patristiques 14 1968, p. 3-16 ; id., L’exégèse de saint Jérôme d’après son Commentaire sur Isaïe Collection des Études augustiniennes. Série Antiquité 108, Paris, Études augustiniennes, 1985, p. 126-147. 37 Opposition entre la lettre et l’esprit en Hier., In Eccl. 1, 1 p. 251, l. 47-48 ; 2, 24-24 p. 272, l. 365-368 ; 3, 18-21 p. 282, l. 335-336 ; 7, 26-27 p. 311, l. 396-397. 38 La formule complète la lettre tue, l’esprit vivifie », n’est pas citée dans ce commentaire. Pour l’utilisation de cette formule, voir par ex. Orig., HJos. 9, 8 éd. A. Jaubert, p. 260-261. 39 Hier., In Eccl. 1, 7 ad altiora conscendimus » p. 256, l. 198 ; 1, 13 ad superiorem sensum » p. 259, l. 301-302 ; 2, 12 secundum ἀναγγήν » p. 268, l. 239-240 ; 2, 18-19 mihi altius contemplanti » p. 270, l. 313 ; 3, 5 si autem ad altiora conscendere » p. 275, l. 91-92 ; 3, 12-13 iuxta ἀναγγήν » p. 278, l. 194 ; 4, 7-8 secundum superiorem interpretationem » p. 286, l. 103-104 ; 7, 12 secundum ἀναγγήν » p. 305, l. 168 ; 7, 26-27 ροπικ » p. 311, l. 399 ; 7, 28-30 haec autem omnia tropice accipienda » p. 313, l. 440-441 ; 8, 15 spiritaliter » p. 320, l. 238 ; 9, 7-8 et panem et uinum spiritalia », oleum spiritale » p. 326, l. 179 ; p. 327, l. 200 ; 9, 11 Haec secundum ἀναγγήν » p. 329, l. 268 ; 9, 12 secundum allegoriam » p. 330, l. 290 ; 11, 6-8 si quaeramus spiritalem in ueteri instrumento intellegentiam » p. 348, l. 140-141. 40 Hier., In Eccl., pr. … hoc breuiter admonens, quod nullius auctoritatem secutus sum ; sed de Hebraeo transferens, magis me Septuaginta interpretum consuetudini coaptaui, in his dumtaxat, quae non multum ab Hebraicis discrepabant. lnterdum Aquilae quoque et Symmachi et Theodotionis recordatus sum, ut nec nouitate nimia lectoris studium deterrerem, nec rursum contra conscientiam meam, fonte ueritatis omisso, opinionum riuulos consectarer » p. 249, l. 12-18. Sur les différentes traductions du livre de l’Ecclésiaste par Jérôme, voir Canellis, Le Commentaire sur l’Ecclésiaste ». 41 Hier., In Eccl. 8, 13 p. 319, l. 191. 42 L’expression apparaît pour la première fois dans la lettre-préface de la traduction des Psaumes selon l’Hébreu, adressée à Sophronius 390-392 Certe confidenter dicam et multos huius operis testes citabo me nihil dumtaxat scientem de Hebraica ueritate mutasse » éd. R. Weber, p. 768. 43 Hier., In Eccl., 1, 14 Dicebat mihi Hebraeus, quo Scripturas sanctas instituente perlegi » p. 260, l. 337-338 ; 3, 9-11 p. 277, l. 158-159 ; 7, 9 p. 303, l. 97-98 ; 9, 13-15 p. 331, l. 327-328. Sur ce maître hébreu, voir Gustave Bardy, Saint Jérôme et ses maîtres hébreux », Revue bénédictine 46 1934, p. 145-164, en part. p. 146, n. 2 ; Leanza, Sul Commentario all’Ecclesiaste », p. 271-272 ; Ilona Opelt, San Girolamo e i suoi maestri ebrei », Augustinianum 28 1988, p. 327-338, en part. p. 333. 44 Sur l’interprétation de Hier., In Eccl. 4, 13-16 p. 288, l. 179-180, voir Günther Stemberger, Hieronymus und die Rabbinen Zum Koheletkommentar », dans Birnbaum – Schwienhorst-Schönberger éd., Hieronymus als Exeget und Theologe, p. 87-104, en part. p. 98. 45 Hier., 4, 13-16 Hebraeus meus, cuius saepe facio mentionem, cum Ecclesiasten mecum legeret, haec Baracchibam, quem unum uel maxime admirantur, super praesenti loco tradidisse testatus est “Melior est interior homo, qui post quartum decimum pubertatis annum in nobis exoritur, exteriore homine, qui de matris aluo natus est, qui nescit recedere a uitio et qui de domo uinctorum, de utero uidelicet materno, ad hoc exiuit, ut regnaret in uitiis. Qui etiam in potestate sua pauper effectus est, mala omnia perpetrando” » p. 288, l. 180 – p. 289, l. 187. 46 Ibid., 9, 13-15 p. 331, l. 327-338. 47 Jérôme se montre légèrement sceptique face à l’explication de Qo 10, 4 que lui donne son maître hébreu p. 335, l. 73-79. 48 Jérôme, In Eccl., 5, 6 Et hunc locum ita Hebraei edisserunt. Nec superiora facias, de quibus iam dictum est, ne facile somniis credas. Cum enim diuersa uideris et per nocturnam quietem uariis anima fuerit exagitata terroribus, siue incitata promissis, tu ea contemne, quae somnii sunt. Et solum Deum time. Qui enim somniis crediderit, uanitatibus se et ineptiis tradet » p. 293, l. 70-76. 49 Ibid., 1, 7 Hebraei sub torrentium et maris nomine per metaphoram de hominibus significari arbitrantur, quod in terram, de qua sumpti sunt, redeant ; et torrentes uocentur, non flumina, eo quod cito intercidant, nec tamen impleatur terra multitudine mortuorum » p. 256, l. 193-197. Cette interprétation est à rapprocher de Midrash Rabba sur l’Ecclésiaste =MRQ 1, 19 Tous les morts entrent au Shéol, mais le Shéol n’est jamais rempli » trad. S. andré, Textes fondateurs de la tradition juive 3, 2005, t. 1, p. 34. 50 Ibid., 1, 12 Aiunt Hebraei hunc librum Salomonis esse, paenitentiam agentis, quod in sapientia diuitiisque confisus, per mulieres offenderit Deum » p. 258, l. 289-291. 51 Ibid., 12, 9-10 p. 357, l. 283-p. 357, l. 308, en part. p. 357, l. 291-293 quod … prouerbia et parabolas composuerit aliud habentes in medulla ; aliud in superficie pollicentes. » 52 Ibid., 12, 13-14 Aiunt Hebraei cum inter cetera scripta Salomonis quae antiquata sunt, nec in memoria durauerunt ; et hic liber oblitterandus uideretur, eo quod uanas Dei assereret creaturas et totum putaret esse pro nihilo, et cibum, et potum et delicias transeuntes praeferret omnibus, ex hoc uno capitulo meruisse auctoritatem. Vt in diuinorum uoluminum numero poneretur, quod totum disputationem suam, et omnem catalogum in hac quasi ἀνακεφαλαιώει coartarit, et dixerit finem sermonum suorum auditu esse promptissimum, nec aliquid in se habere difficile ; ut scilicet timeamus Deum et eius praecepta faciamus. Ad hoc enim natum esse hominem, ut creatorem suum intellegens, ueneretur eum metu et honore et opere mandatorum » p. 360, l. 384-p. 361, l. 396. On en trouve par exemple des échos dans le MRQ 11, 8 t. 1, p. 16-19 ; t. 2, p. 152-155. 53 Ibid., 7, 16 Hebraei iustos pereuntes in iustitia sua, filios Aaron suspicantur, quod dum putant se iuste agere, alienum ignem obtulerint. Et impium longaeuum in malitia sua Manassen dicunt, qui post captiuitatem restitutus in regnum longo deinceps tempore uixerit » p. 307, l. 245-259. 54 Ibid., 8, 14 Hebraei, iustos quibus eueniant mala, et impios quibus accedant opera iustorum, filios Aaron interpretantur, et Manassen, quod illi sacrificantes perierint et ipse post tanta mala et captiuitatem in imperium restitutus sit » p. 320, l. 223-226. 55 Ibid., 7, 17 Hebraei hoc mandatum, id est Noli esse iustus multum, super Saule interpretantur, qui Agag misertus est, quem Dominus imperauerat occidi » p. 308, l. 272-274. Dans le MRQ 7, 25 t. 1, p. 50, Saül est également évoqué pour cet épisode biblique 1 S 15, 5 Ne sois pas plus juste que ton créateur, comme ce fut le cas pour Saül de qui il est écrit “Saül s’avança jusqu’à la ville d’Amaleq”. » 56 Jérôme, In Eccl., 11, 2 Hebraei ita hunc locum intellegunt Et sabbatum et circumcisionem serua, ne si hoc forte non feceris, inopinatum tibi superueniat malum » p. 345, l. 35-38. Mention est également faite du shabat et de la circoncision dans le MRQ 11, 2 t. 2, p. 146 R. Eliézer dit donne une part à Sept renvoie aux sept jours de la semaine. C’est le mot utilisé dans “À la septième fois” 1 R 18, 44, c’est-à-dire le jour du shabat. ou même à huit renvoie aux huit jours de la circoncision. » 57 Hier., In Eccl., 3, 2 p. 273, l. 15-p. 274, l. 39. 58 Ibid., 12, 1 p. 349, l. 12-p. 351, l. 64. 59 Ibid., 3, 2 Hebraei omne hoc, quod de contrarietate temporum scriptum est, usque ad illum locum, in quo ait Tempus belli et tempus pacis Qo 3, 8, super Israel intellegunt. Et quia non necesse est per singulos uersus ponere, quid interpretentur et sentiant, perstringam breuiter latiorem super hoc dissertionem lectoris ingenio derelinquens » p. 273, l. 15-20 ; 12, 1 Hebraei ad Israel aestimant pertinere mandatum. […] Haec Iudaei usque hodie edisserunt et ad personam suam intellegentiam huius capituli tradunt » p. 349, l. 12 et p. 350, l. 63-p. 351, l. 64. 60 Voir Stemberger, Hieronymus und die Rabbinen », p. 94-97 cf. MRQ 3, 10, p. 98-101 ; Matthew Kraus, Christians, Jews, and Pagans in Dialogue Jerome on Ecclesiastes 12 1-7 », Hebrew Union College Annual 70-71 1999-2000, p. 183-231, en particulier le précieux Appendice I mettant en parallèle l’interprétation de Jérôme et du MRQ p. 220-223. 61 Hier., In Eccl., 1, 1 p. 251, l. 37. 62 Ibid., 1, 1 p. 250, l. 2, 3 14, 15 ; 1, 16 p. 261, l. 372 ; 2, 1 p. 262, l. 12 ; 2, 18-19 p. 270, l. 310 ; 7, 26-27 p. 311, l. 393 ; 10, 8 p. 336, l. 122. 63 Ibid., 2, 8 p. 266, l. 169-170 ; 8, 13 p. 319, l. 203 Jacob seul ; avec Abraham et Isaac ibid., 10, 16-17 p. 341, l. 2811-282 ; Isaac seul ibid., 10, 19 p. 343, l. 342. 64 Ibid., 10, 17 p. 341, l. 289-290. 65 Ibid., 1, 2 p. 252, l. 81-82 ; 1, 16 p. 261, l. 370 ; 2, 9 p. 267, l. 206 ; 4, 17 p. 291, l. 254 ; 7, 14 p. 305, l. 188 ; 7, 18 p. 308, l. 287 ; 8, 4 p. 315, l. 58 ; 9, 5-6 p. 324, l. 92 ; 12, 3 p. 353, l. 147 ; 12, 11 p. 358, l. 312. 66 Ibid., 2, 8 p. 266, l. 166. 67 Ibid., 7, 20 p. 308, l. 287. 68 Ibid., 2, 8 p. 266, l. 169. 69 Ibid., 9, 10 p. 328, l. 233. 70 Ibid., 7, 5 p. 301, l. 49. 71 Ibid., 7, 16 p. 307, l. 236. 72 Ibid., 7, 18 p. 308, l. 286. 73 Ibid., 10, 16-17 p. 341, l. 277. 74 Ibid., 12, 4 p. 354, l. 197. 75 Ibid., 3, 2 p. 273, l. 15-p. 274, l. 39. 76 Stemberger, Hieronymus und die Rabbinen », p. 96 Wichtig ist in diesem Beispiel nicht nur die durch den Text von Kohelet weitgehend vorgegebene Entsprechung, sondern die tatsächlich auf die Geschichte Israels von den Anfängen bis zur Endzeit durchgehaltene Auslegung, wie sie Hieronymus korrekt als jüdische Auslegung wiedergibt, auch wenn er viel stärker die negativen Aspekte der Geschichte betont und zum Schluss in christliche Deutung abgleitet, den endzeitlichen Frieden für Israel nur in der Zuwendung zum christlichen Glauben sieht. » 77 Hier., 3, 2 Tempus quasi cingulum et balteum circumdari Deo populum Iudaeorum et tempus ducendi eos in Babyloniam captiuitatem, et ibi computrescere trans Euphraten. Lege περίζμα Ieremiae » p. 273, l. 27-30 ; cf. Orig. HJr 11, 5-6 éd. P. Nautin, SC 232, Paris, Cerf, 1976, p. 424-431 et traduction de Jérôme, Hom. 7, par ex. Sed cum peccauerimus, ut cinctorium illud propheta deposuit, et abjecit illud in Euphratem fluuium, ut ibidem computresceret ; sic et nos abjiciet a lumbis suis Deus, et proiectos relinquet ad Euphratem fluuium Mesopotamiae, ubi Assyrii habitant inimici Israel, ubi Babylonii, et ibi putrescemus » PL 25, 1845, col. 641 B12-C3. 78 Hier., 3, 2 Tempus perdendi et tempus proiciendi » p. 273, l. 31-32 ; cf. Orig., HJer 50 2, 3-4 traduction de Jérôme p. 344-346, en part. p. 346, l. 9-11 In praesenti autem non posuit et ne abiciamini in iniustitia eius, sed “ne proiciamini in iniustitia eius”. Aliud est enim proici, aliud abici » ; voir également HJer 7, 3 p. 346-347. 79 Hier., 3, 2 Tempus fuit generandi et plantandi Israelem, tempus moriendi et ducendi in captiuitatem. Tempus occidendi eos in Aegypto et tempus de Aegypto liberandi. Tempus destruendi Templi sub Nabuchodonosor et tempus aedificandi sub Dario » p. 273, l. 20-24. Cf. Orig., HJer. 1, 15-16 p. 230-235. 80 Hier., In Eccl., 3, 2 Tempus dispergendi Israel et tempus in unum congregandi. […] Tempus scindendi Israel et tempus iterum consuendi » p. 273, l. 26-27 ; 32 ; cf. Orig., HJer. 4, 1 p. 256-261 ; 4 p. 266-267, et surtout 4, 6 p. 274, l. 21-31 ; cf. traduction de Jérôme, Hom. 14 PL 25, col. 692 B12-C10 Legamus Euangelia, et omne nouum Testamentum. Legamus apostoli Pauli Epistolas uniuersas, et scribamus in cordibus nostris, uiuentes iuxta praecepta coelestia, ut non tradatur et nobis libellus repudii, sed cohaeredes efficiamur cum Christo Iesu, et uidebimus quod plenitudine gentium Ecclesiam de intrœunte, in nouissimis saluetur Israel, secundum illud eloquium “Cum autem plenitudo gentium introierit, tunc omnis Israel saluus erit et fiet unus grex, et unus pastor” Rm 11, 25-26 ; Jn 10, 16, docens in commune populum suum magnificare omnipotentem Dominum cum Christo Iesu … » ; voir également HJer. 5, 4 p. 290-291. 81 Hier., In Eccl., 3, 2 tunc quando etiam in hostili terra Dei consolatio » p. 273, l. 34 ; cf. Orig., HJer. 7, 3 p. 348-351. 82 Hier., In Eccl., 3, 6-7 Quomodo enim Synagoga destruitur, ut aedificetur Ecclesia et a Lege fit scissio, ut Euangelia consuantur […] » p. 275, l. 108 – p. 276, l. 115, en part. l. 108-109. 83 Voir en annexe le texte de Hier., In Eccl., 11, 9-12, 1 p. 348-351 avec, entre autres, les parallèles au MRQ. 84 Voir supra n. 60. 85 Voir par exemple, à propos d’Hadrien et de Titus, MRQ 5, 9 t. 1, p. 164 ; 9, 3 t. 2, p. 82 ; 12, 5 t. 2, p. 160. 86 Comme l’a noté G. Fry Commentaire de l’Ecclésiaste, p. 297, n. 14, Jérôme fait preuve d’une certaine souplesse en assimilant les termes adolescens et iuuenis. Sur les âges des peuples et de la vie, voir Danièle Chauvin éd., L’imaginaire des âges de la vie, Grenoble, ELLUG, 1996, en part. Joël Thomas, L’enfant, la toupie et le cercle. Étude comparative entre Virgile, Énéide VII, 378-394 et un jeu rituel des Bambara », p. 55-68. 87 Hier., Ep. 140, 13 éd. J. Labourt, CUF, Les Belles Lettres, 1963, p. 89-90. Voir Aline Canellis, Saint Jérôme et l’exégèse du Psaume 89 d’après l’Epist. 140 à Cyprien, les Tractatus et les Commentarioli », dans É. ayroulet et A. canelliS éd., L’exégèse de saint Jérôme, Saint-Étienne, PUSE à paraître. 88 Tac., Hist. 5, 13, 2 éd. H. Le Bonniec, CUF, Paris, Les Belles Lettres, 1992, p. 86. 89 Sur cet épisode, voir J. Alberto Soggin, Histoire d’Israël et de Juda. Introduction à l’histoire d’Israël et de Juda des origines à la révolte de Bar Kokhba Le Livre et le Rouleau 19, Lessius, Bruxelles, 2004, p. 407-410. 90 Flav. Ios., Bell. Iud., 5, 375-398 p. 164-167. 91 Flav. Ios., Ant. Iud., 7 trad. A. d’Andilly, Histoire ancienne des peuples [1], Paris, Lidis, 1982, p. 20. 92 Hier., In Eccl. 12, 3 p. 352, l. 133-p. 353, l. 140 ; p. 353, l. 150-153 ; 5 p. 355, l. 205-208. Cf. MRQ 12, 3 t. 2, p. 158. Voir Kraus, Christians, Jews, and Pagans in Dialogue », p. 210. 93 Voir Canellis, Le recours aux poètes latins ». 94 Cf. Ter., Phorm. 454 Ego sedulo hunc dixisse credo ; uerum ita est / Quot homines, tot sententiae ; suus cuique mos » éd. J. Marouzeau, CUF, Paris, Les Belles Lettres, 1970, p. 148. 95 Cf. Qo 2, 4-10 ; 4, 9 ; 4, 11-12 ; 7, 15. 96 Hebraei … commutet Cf. MRQ 12, 7 R. Yehoshu’a b. Lévi a interprété ce verset comme se rapportant au sanctuire. Le prophète a dit à Israël souviens-toi de ton créateur » t. 2, p. 162. Nous mettons en gras dans le MRQ les éléments soulignés par M. Kraus. 97 Recordetur = memento reformulation de la péricope. 98 Voir Flav. Ios., Bell. Iud. 5, 395-398 éd. A. Pelletier, CUF, Paris, Les Belles Lettres, 1982, p. 167 ; tac., Hist. 5, 13, 2 éd. H. le Bonniec, p. 86. 99 Antequam … adueniant Cf. MRQ 12, 7 avant que viennent les jours mauvais ce sont les jours de l’exil, car il est dit “Vous pensez reculer le jour du malheur” Am 6, 3 ; 100 In quibus … uoluntatem Cf. MRQ 12, 7 et qu’arrivent les années dont tu diras que le mérite des ancêtres a cessé [de protéger Israël] p. 164. 101 Qo 12, 2. 102 Qo 12, 7. 103 Cf. MRQ 12, 7 t. 2, p. 162-165. 104 Laetare … dictum est Cf. MRQ 12, 7 Rappelle-toi qui t’a créé pendant que tu fais encore partie de son choix, tandis qu’existe encore l’alliance des prêtres, car il est dit “Je l’ai distinguée de toutes les tribus d’Israël pour exercer mon sacerdoce” 1 S 2, 28 ; tandis qu’existe encore l’alliance des Lévites, car il est dit “Car c’est lui que Yahvé ton Dieu a choisi entre toutes les tribus” Dt 18, 5 ; tandis qu’existe encore l’alliance avec Jérusalem, car il est dit “la ville que j’ai élue” 1 R 11, 32 ; tandis qu’existe encore l’alliance avec la royauté de la maison de David, car il est dit “Il élut David son serviteur” Ps 78, 70 ; tandis qu’existe encore le sanctuaire, car il est dit “J’ai désormais choisi et consacré cette maison” 2 Ch 7, 16, tandis que tu [Israël] existes encore, car il est dit “C’est toi que Yahvé ton Dieu a choisi pour son peuple à lui” Dt 7, 6 » p. 162-164. 105 Honor Cf. MRQ 12, 7 p. 164 avant que s’obscurcisse le soleil c’est-à-dire [la fin de] la royauté de la maison de David, car il est dit “et son trône comme le soleil devant Moi” Ps 89, 37 ». 106 Gloria Cf. MRQ 12, 7 la lumière c’est-à-dire la Tora, car il est dit “Car le précepte est une lampe, l’enseignement une lumière” Pr 6, 23 ». 107 Iudices Cf. MRQ 12, 7 la lune c’est-à-dire le sanhédrin, car il est écrit “comme est fondée la lune à jamais” Ps 89, 38 ». 108 Sancti tui Cf. MRQ 12, 7 et les étoiles il s’agit des disciples des sages ». 109 Cf. 2 R 24 et surtout 2 R 25, 1-21. 110 Cf. livre de Jérémie ; antequam ueniat … compleantur Cf. MRQ 12, 7 p. 164 et que reviennent les nuages après la pluie On observe que tous les malheurs prophétisés par Jérémie les frappèrent une fois le Temple détruit ». 111 In die Cf. MRQ 12, 7 p. 164 au jour où ». 112 Angeli templi praesides Cf. MRQ 12, 7 p. 164 au jour où tremblent les gardiens de la maison cela renvoie aux gardes sacerdotales et celles des Lévites ». 113 In die … robustissimi, cf. Qo 12, 3 ; contenebrescent, 12, 3. 114 Turbatur … tuo Cf. MRQ 12, 7 p. 164 où se courbent les hommes vigoureux il s’agit des prêtres » suit une digression sur Aaron consacrant les Lévites. 115 Eloquia magistrorum Cf. MRQ 12, 7 p. 164 où les femmes cessent de moudre il s’agit des grands recueils de la Mishna, par exemple la mishna de R. Aqiba, la mishna de R. Hiya et R. Hoshaya, et la mishna de Bar Kappara. » 116 Cf. Jr. 9. Voir Flav. Ios., Bell. Iud., 5, 392 p. 166. Qui de caelis … accipere Cf. MRQ 12, 7 p. 164 où l’obscurité gagne celles qui regardent par la fenêtre On observe que lors de l’exil d’Israël à Babylone, pas un seul Israélite n’était plus capable d’interpréter ce qui lui avait été enseigné ». 117 Prophetae contenebrescent Cf. MRQ 12, 7 p. 164 parce qu’elles se raréfient il s’agit du Talmud qui se mêle à elles ». 118 Quando … ianuae ; humiliabitur, cf. Qo 12, 4. Templi ianuae Cf. MRQ 12, 7 p. 164 quand la porte est fermée sur la rue il s’agit des portes de NeHusta, la fille d’Elnatân 2 R 24, 8 qui étaient grand ouvertes ». 119 Humiliabitur Ierusalem Cf. MRQ 12, 7 p. 164 quand tombe la voix du moulin parce qu’ils négligèrent les paroles de la Tora » suivent les paroles de R. Samuel b. NaHmani. 120 Quasi … uolucris, cf. Qo 12, 3. 121 Chaldeus … prouocatus Cf. MRQ 12, 7 p. 164 quand on se lève à la voix de l’oiseau R. Lévi a dit Dix-huit années durant, une bat qol s’exclama à l’intention de Nabuchodonosor et le sollicita en ces termes Serviteur impie, va donc détruire la maison de ton Maître, puisque Ses enfants se rebellent et ne lui obéissent pas. » 122 Et conticescent … cantici, cf. Qo 12, 4. 123 Cf. Jr 9 voir Fry, Commentaire de l’Ecclésiaste, p. 295, n. 9. Contiscent … chori Cf. MRQ 12, 7 p. 164 quand se taisent toutes les chansons parce que [Nabuchodonosor] s’en vint mettre fin aux chants du Temple, car il est dit “On ne boit plus de vin en chantant” Is 24, 9 ». 124 Quando … uia Cf. MRQ 12, 7 p. 164 quand on redoute la montée [Nabuchodonosor] craignait Celui qui a suprématie sur l’univers, le Roi suprême des Rois ». 125 In uia, Qo 12, 5. 126 Cf. 2 R 18, 17 et 19, 35-37 ; Is 37, 8-38. Voir Flav. Ios., Bell. Iud., 5, 387 p. 166. 127 Qo 12, 5. Cf. MRQ 12, 7 p. 164 digression sur les diverses formes de divinations utilisées par Nabuchodonosor. 128 Qo 12, 5. 129 Cf. Jr. 1, 11. Cf. MRQ 12, 7 et l’amandier est en fleur c’est la prophétie de Jérémie, car il est dit “je vois une branche d’amandier” Jr 1, 11 ». 130 Qo 12, 5. 131 Qo 12, 5. Impinguabitur … exercitu Cf. MRQ 12, 7 et la sauterelle est pesante » image de Nabuchodonosor, digression sur la façon d’ériger une statue. 132 Qo 12, 5. 133 Voir Flav. Ios., Bell. Iud., 5, 391 p. 166. Dissipabitur … Israel Cf. MRQ 12, 7 p. 168 et la câpre abiyona perd son goût ce terme renvoie au mérite des patriarches abot ». 134 Quia … suae, Qo 12, 5. 135 Abiturus … reuersurus Cf. MRQ 12, 7 p. 166 tandis que l’homme s’en va vers sa maison d’éternité ils Abraham et ses descendants sont venus de Babylonie et ils y retourneront ». 136 Circumibunt … plangentes, Qo 12, 5. 137 Circumibunt … uallati Cf. MRQ 12, 7 et les pleureuses tournent déjà dans la rue cela renvoie à l’exil de Jékonias […] ». 138 Antequam … argenteus, Qo 12, 6. 139 Gloria uestra uobiscum est Cf. MRQ 12, 7 avant que lâche le fil d’argent ce terme renvoie à la chaîne des générations ». 140 Antequam … aurea, Qo 12, 6 ; Cf. MRQ 12, 7 p. 166 que la coupe d’or se brise il s’agit des paroles de la Tora, car il est dit “désirables plus que l’or” Ps 19, 11. 141 1 S 4-6. Voir Flav. Ios., Bell. Iud. 5, 384 p. 165. L’arche d’alliance a vraisemblablement disparu lors de la destruction du Temple en 587 cf. Jr 3, 1. Voir Édouard Lipinski, s. u. Arche », Dictionnaire encyclopédique de la Bible, Turnhout, Brepols, 1987, p. 131-133. 142 Priusquam … fontem, Qo 12, 6 ; Cf. MRQ 12, 7 p. 168 que la jarre se casse à la fontaine » évocation des cruches de Jérémie et de Baruch. 143 Conuolatur … lacum, Qo 12, 7. 144 Qo 12, 7. 145 Cf. Gn 35, 11. Cf. MRQ 12, 7 p. 168 que la poulie se rompe au puits ils venaient de Babylonie et ils sont retournés en Babylonie. Ils sont venus de Babylonie car il est dit “Yahvé dit à Abram Quitte ton pays Gn 12, 1” ; et ils sont retournés en Babylonie, puisque [Nabuchodonosor] emmena les captifs à Babylone. » 146 Abraham a quitté Ur Harân en Mésopotamie Cf. Gen 12, 1 ; cf. flav. ioS., Ant. Iud., 7 trad. A. d’andilly, p. 20. Cf. MRQ 12, 7 p. 168-170 et que la poussière retourne à la terre comme elle en est venue Ils venaient de Babylonie et ils sont retournés en Babylonie … ». 147 Cf. Jr 43-44 ? Ez 10, 18 ; 11, 22 ; Cf. MRQ 12, 7 p. 170 et le souffle à dieu qui l’a donné cela renvoie à l’Esprit saint. On voit que lorsque Jérémie vit Jérusalem détruite, le Temple brûlé, Israël mené en exil et l’Esprit saint absent, il se mit à réciter Vanité Des Vanités. »Haut de page Pour citer cet article Référence papier Aline Canellis, Laetare, Israel », Revue des sciences religieuses, 91/2 2017, 159-175. Référence électronique Aline Canellis, Laetare, Israel », Revue des sciences religieuses [En ligne], 91/2 2017, mis en ligne le 01 janvier 2019, consulté le 27 août 2022. URL ; DOI de page

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