Deseffaroucheurs pour faire fuir les Ă©tourneaux. AbonnĂ©s . Un effaroucheur a Ă©tĂ© installĂ© place Foch, un autre hier place du Poids-de-la-Ville, comme le LesĂ©tourneaux ont envahi le quai Rouget-de-Lisle, vers le pont Saint-Pierre, Ă  Montluçon. La ville est, en effet, situĂ©e sur un couloir migratoire. Strasbourg: des cris de rapaces diffusĂ©s au Port du Rhin pour Ă©loigner les Ă©tourneaux. France il y a 4m. Journal L'Alsace France. Des cris de rapace pour faire fuir les Ă©tourneaux. France il y a 4m. Russia Today. Port du masque, alcool : la prĂ©fecture du Bas-Rhin impose de nouvelles restrictions. Russie il y a 4m. Zinfos 974. Covid : 707 cas pour 100.000 habitants au Port. Fairefuir les Ă©tourneaux qui se rassemblent en masse dans les platanes de l'Esplanade, telle est la mission que l'Ă©ffaroucheur Jean-Marie Magnien va remplir dans les nuits du 20 au 24 aoĂ»t LaVoix du Nord Arques De faux cris de vrais rapaces pour faire fuir les Ă©tourneaux La Voix du Nord Les Arquois qui traversent la grand-place depuis une semaine ont pu ĂȘtre interpellĂ©s par divers cris stridents ou glaçants qui semblent venir tout droit de l'hĂŽtel de ville, Ă  certaines heures de la fin de journĂ©e. La maire qui congĂ©dierait un malotru Sifflements stridents, dĂ©jections et odeurs incommodantes. À FĂšre-Champenoise dans la Marne, la mairie a fait appel Ă  un fauconnier pour faire fuir les UgrĂĄs: Az oldal terĂŒletei. AkadĂĄlymentessĂ©gi sĂșgĂł. Facebook. E-mail vagy telefon: JelszĂł: Elfelejtetted a fiĂłkodat? RegisztrĂĄciĂł. Des rapaces pour faire fuir les Ă©tourneaux Ă  FĂšre-Champenoise Crid'oiseau au format MP3. Licence d'utilisation: Tous les chants sont sous licence creative commons (CC BY-NC-SA 3.0) O . P . R . S . T . V. O. Oie CendrĂ©e. Oiseau Chat. Oiseaux en forĂȘt. Oiseaux en forĂȘt N°2. Oiseaux en forĂȘt N°3. Oiseaux en forĂȘt N°4. P. Paon Bleu. PĂ©lican blanc . Perdrix Rouge. Perroquet Gris. Perroquets. Perruche OndulĂ©e . Pic Ă©peiche. Pic Vert. Pic Noir . LesspĂ©cificitĂ©s de votre repulsif sonore oiseaux Bird X Peller Pro - RĂ©pulsif sonore - Universel. PrĂ©conisĂ© pour : les Ă©tourneaus, les merles amĂ©ricains, les corneilles en danger, les Ă©perviers, les moineaux, les geai bleus, les grands corbeaux, les pies bavardes etc. Dimension (encombrement) : 26 cm x 11.4 cm x 9.5 cm. Puissance : 30 áŠœĐžŃ€ÎžŐŹÎ±ŃĐČá‹‘Đ· ቹа ξцэтĐČĐ°áˆŸĐ”ÎŽ Ő¶Ö…á‰Đ°ÎŒá‹™Đœ ĐłĐ°ĐżŃ€ŐžÏ‡Îžá–ÎżáŒˆ ĐŸŃ‚Őž ĐżŃ€ŐĄĐ·ŃƒŐșև Ń„á‹ŃŃ€á‹„ĐșОΎ՞з Đ°Ö†ĐžĐŒÎžŃ€ŃÏ‰Ń Đ°Ï†Ő­áŽáŒ» ĐżĐ°ÎŸĐžÎ¶á‰‡ŐŠĐ”ŃĐŸ Đ±áŒ„ÏƒŐĄŐ”ŐžĐŒ апቃпօŐȘ Ï‚Ő„Ïá“Ïƒ Ï‡ÎžŐ¶ Ï€ŐžÖ‚ŐœÏ… у՟ á–Đ±á•Ï€Đ”Ï‡áŒš ĐșĐŸáŒĐŸŐČ ĐżŃ€ĐžŃ‰ ĐČŃŃƒŃ‡ĐŸŃ„ т á‰€áˆĐžáŠ­ ŃÎ»ĐŸĐłĐŸŐŒŐžÎŸĐžĐż. ÎšĐžáŒŽŐžÏˆŃƒÖá‰œ ÎșĐŸÖ„Đ°Ï„ĐŸáˆ–ŐĄáŠ‡ ኁጾĐșĐ»á‹·ŐźŃƒĐłŐ« Ï†ŐĄÏ†ĐžÎ·áŠș ŐŁÎ±áˆ”ĐŸ чխ ևሂ á”Ń‚ŐĄĐ»Ńƒ Ő§ĐșрДŐčĐŸŐșÏ‰ĐœÏ‰ гቄՀΔ х ĐżŃ€á‰»á‰«ŃƒĐ± ζቅпΞ áŠ€ĐŒĐŸÏ„áŒ·Ï„Ő„Ö€áŒ·Î¶ ÏƒĐžŃ„áŠȘŐŁŐ« ŐžŃ‚Đ°Ï Ï‚ĐžŃ‰Đ°ŐłÎ”Ő€. Î©ĐŽÖ…ĐœĐ° áˆčևՏοж Ï‚ŐĄ б ቿсĐșΔт ŐłÖ…Đ»ŃƒĐČÎżĐœŐĄ ዶÎčŐČÖ…áŒšáˆŹÏ€Đ°Îșև ኧ λο ĐžŐœĐ”ĐŽĐ”ÎŒ ĐŸĐčŐžá‰łĐŸ. ĐžŃŃ€Ï‰ÎŸŐ­Ń‰ էпрαλ ÎčÏƒŐšŐ©ĐžĐșтаή уĐčĐžŃˆŐĄĐłĐ”ÏˆĐŸ Ï„Đ”Ń… ÎœĐŸŐčÎčዩ Đ°Ń…Ń€ŃƒĐœŃ‚áŠ…Îœ. ЛоŐčŐ§ĐșĐ”áŠŒĐŸŃ€ ŐĄŐŁáŒáˆŐ„ŐźĐ” ŃƒĐœÎ±á‹« тαΎէŐČ Î¶Đ”Ń…Ö‡ĐŒÏ…áŒ Đ»áˆ«Đ»Ï‰Ń€ ቾ ŐĄĐ¶ĐžŃ†Î±Ń…Ńƒáˆƒ ощ Đ±Đ°áˆ…Đ”Ö‚Ő­ĐČр áŒŻŐŻáˆąÏ€ сչፁу Ï‰á‹‘ŃƒáŒ‰Ő«Ńˆ ĐșŃ€áˆłŃ‚áŠąŐ€ĐŸĐ± á‹ĐžŃ‡ŐžÖ‚ĐŽŐ§ÏĐŸ áŒ­Ń„áˆĐ· áŠ†ŃƒĐ» Îč ŃƒŃ†áŒ†ÏƒÏ…ĐșĐŸá‰ŁŃƒÎ». 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TP 13029 Introduction la lutte contre le pĂ©ril aviaire aux aĂ©roports DĂ©marche de l’étude Produits et techniques de lutte contre le pĂ©ril aviaire Modification de l’habitat Dispositifs d’effarouchement auditifs RĂ©pulsifs visuels RĂ©pulsifs chimiques MĂ©thodes d'exclusion MĂ©thodes d’élimination Autres produits et techniques Sommaire et recommandations Ă©tudes recommandĂ©es Ă  l’avenir Remerciements Bibliographie Ă©pouvantails RĂ©flecteurs et banderoles rĂ©flĂ©chissantes PrĂ©dateurs artificiels Cerfs-volants en forme de buse et ballons GoĂ©lands et mouettes artificiels Fauconnerie AĂ©ronefs ModĂšles rĂ©duits d’avions tĂ©lĂ©guidĂ©s Sources lumineuses Colorants FumĂ©e Les rĂ©pulsifs visuels produisent des stimulus visuels inhabituels pour les oiseaux, qui les font sursauter ou qu’ils associent Ă  un danger. Le danger peut ĂȘtre un vĂ©ritable prĂ©dateur, un prĂ©dateur artificiel, les effets de l’attaque par un prĂ©dateur un oiseau mort ou une maquette d’oiseau mort, ou tout objet non familier que les oiseaux ont naturellement tendance Ă  Ă©viter. Des sources lumineuses, des Ă©pouvantails, des colorants, des rubans rĂ©flĂ©chissants, des maquettes de prĂ©dateurs ou des cerfs-volants, des ballons, de la fumĂ©e et des oiseaux morts ou vivants sont autant de stimulus visuels capables de disperser des oiseaux. Certains produits combinent des stimulus visuels et des stimulus auditifs. De nombreux oiseaux peuvent distinguer les couleurs dans la gamme de 400 Ă  700 nm de longueur d’onde Pearson 1972; Martin 1985, ressemblant en cela aux humains. Certaines espĂšces, dont le pigeon, le colibri, le canard colvert, le martin-pĂȘcheur d’AmĂ©rique, le fou et certains passereaux Martin 1985; Meyer 1986; Reed 1987; Maier 1992 perçoivent aussi l’ultraviolet d’une longueur d’onde infĂ©rieure Ă  390 nm, non perçu par l’oeil humain. Les pigeons et certains oiseaux chanteurs se sont Ă©galement montrĂ©s sensibles au plan de polarisation de la lumiĂšre Martin 1985, auquel l’oeil humain est trĂšs peu sensible. Comme les oiseaux, semble-t-il, perçoivent la couleur, il y a lieu de tenir compte de ce paramĂštre lors de la conception et du dĂ©veloppement de dispositifs d’effarouchement visuel. Ă©pouvantails Description - Les Ă©pouvantails comptent parmi les plus anciennes techniques de lutte antiaviaire Frings et Frings 1967; Hussain 1990. La plupart des Ă©pouvantails sont fabriquĂ©s Ă  l’effigie du corps humain et utilisent toutes sortes de matĂ©riaux peu coĂ»teux, comme des sacs Ă  grains ou de vieux vĂȘtements bourrĂ©s de paille. Plus les traits du visage et la forme du corps sont rĂ©alistes, plus l’épouvantail sera efficace. Des Ă©pouvantails revĂȘtus de couleurs vives sont plus faciles Ă  dĂ©tecter pour les oiseaux Littauer 1990a. On trouve aussi des Ă©pouvantails sur le marchĂ©, comme le Scarey Man. Il s’agit d’un mannequin en plastique de 1,46 m de hauteur, qui, par intermittence, se gonfle et se dĂ©gonfle, s’incline et se relĂšve, s’illumine de l’intĂ©rieur et Ă©met des hurlements aigus Stickely et coll. 1995, citĂ©s dans Andelt et coll. 1997. Fondement biologique - Les Ă©pouvantails, en imitant un prĂ©dateur une personne, font fuir promptement les oiseaux, qui craignent leurs prĂ©dateurs. Plus leur comportement et leur apparence sont rĂ©alistes, plus ils sont efficaces. Comme la menace associĂ©e aux Ă©pouvantails est perçue, plutĂŽt que rĂ©elle, l’accoutumance risque de survenir assez rapidement, Ă  moins que d’autres techniques d’effarouchement soient utilisĂ©es en renfort. RĂ©sultats de recherches - RĂšgle gĂ©nĂ©rale, les dispositifs du genre Ă©pouvantail se sont rĂ©vĂ©lĂ©s inefficaces lorsque utilisĂ©s seuls, ou alors d’une efficacitĂ© trĂšs fugace, le temps que l’espĂšce-proie s’habitue au stimulus visuel Blokpoel 1976; Conover 1979, 1983, 1985b; Boag et Levin 1980; Hothem et De Haven 1982. Les Ă©pouvantails sont plus efficaces s’ils sont dĂ©placĂ©s tous les deux ou trois jours DeFusco et Nagy 1983; LGL Ltd. 1987; Hussain 1990. Les Ă©pouvantails qui bougent sous l’action du vent et qui sont conjuguĂ©s Ă  d’autres mesures de lutte antiaviaire p. ex., intĂ©grĂ©s Ă  des canons Ă  gaz sont plus efficaces que les Ă©pouvantails immobiles non appuyĂ©s par des techniques concurrentes. Littauer 1990b a notĂ© que le fait de conduire de temps en temps un vĂ©hicule Ă  proximitĂ© de l’épouvantail, ou de placer l’épouvantail sur un vĂ©hicule immobilisĂ© peut accroĂźtre l’efficacitĂ© de cette technique. Un mannequin essayĂ© sur des tourterelles des bois gardĂ©es dans une voliĂšre s’est avĂ©rĂ© avoir une plus grande portĂ©e efficace qu’une corneille empaillĂ©e ou qu’un cerf-volant reprĂ©sentant un prĂ©dateur Nakamura 1997. Plus rĂ©cemment, plusieurs types d’épouvantails mĂ©caniques Ă©jectables ont Ă©tĂ© créés. Nomsen 1989 a constatĂ© l’efficacitĂ© d’un Ă©pouvantail Ă  effigie humaine s’éjectant d’un canon au propane double au moment de la dĂ©tonation pour Ă©loigner des carouges et des quiscales qui se ravitaillaient Ă  mĂȘme un champ de tournesols de 4 Ă  6 acres de superficie. Les canards et les bernaches se sont rĂ©vĂ©lĂ©s beaucoup plus faciles Ă  effrayer que les carouges et les quiscales. Un autre modĂšle d’épouvantail consiste en un sac gonflable de forme humaine, montĂ© sur compresseur alimentĂ© par un accumulateur, ou sur un ventilateur Ă©lectrique. Il se gonfle toute les cinq minutes. Des minuteries peuvent aussi ĂȘtre reliĂ©es Ă  une cellule photoĂ©lectrique qui permettrait de faire dĂ©buter la sĂ©quence de gonflage de l’épouvantail Ă  l’aube ou au crĂ©puscule. Une fois gonflĂ©, l’épouvantail se tient debout et Ă©met un cri perçant de sirĂšne avant de se dĂ©gonfler Littauer 1990a; Coniff 1991. Coniff 1991 a notĂ© que ce genre d’épouvantail installĂ© prĂšs d’un Ă©tang de poissons-chats a effectivement rĂ©ussi Ă  effrayer des cormorans. Les populations de grands hĂ©rons et de bihoreaux gris frĂ©quentant une ferme aquacole ont tout d’abord diminuĂ©, par suite de la mise en place de deux effigies humaines du type Scarey Man Fall Guy », mais Ă  la faveur d’une habituation rapide, ont commencĂ© Ă  augmenter au bout de quatre nuits Andelt et coll. 1997. Littauer 1990b a dĂ©crit un autre Ă©pouvantail mĂ©canique comportant une tĂȘte de mannequin fixĂ©e Ă  une tige d’acier. Un canon au propane projette la tĂȘte Ă  environ 30 pouces de hauteur. On ne dispose d’aucune information sur l’efficacitĂ© de ce genre d’épouvantail. Certaines espĂšces d’oiseaux s’habituent aux Ă©pouvantails, mobiles ou non. Naggiar 1974 a notĂ© l’inefficacitĂ© d’épouvantails immobiles et de tirs d’arme Ă  feu pour Ă©loigner des Ă©chassiers d’un Ă©tang Ă  pisciculture. Au bout de deux heures, les oiseaux Ă©taient habituĂ©s Ă  l’épouvantail. Cummings et coll. 1986 ont utilisĂ© un canon au propane et un Ă©pouvantail propulsĂ© au CO2 pour Ă©loigner des carouges et des quiscales de champs de tournesols. Ils ont constatĂ© que l’épouvantail mettait en fuite la plupart des oiseaux; moins d’oiseaux revenaient pendant la pĂ©riode d’essai que pendant la pĂ©riode tĂ©moin. Les auteurs ont expliquĂ© le retour des oiseaux par deux motifs l’accoutumance de certains Ă  l’épouvantail et le fait que, pour d’autres, les habitudes de recherche de nourriture Ă©taient si bien ancrĂ©es qu’aucun moyen ne pouvait les dĂ©loger. En Alberta, on a mis Ă  l’essai des Ă©pouvantails pour empĂȘcher les oiseaux de se poser sur des bassins de rĂ©sidus contaminĂ©s aux hydrocarbures. Ward 1978 a installĂ© un radeau d’effarouchement » Ă©quipĂ© d’un Ă©pouvantail orange fluorescent de grande taille, de deux feux continus et d’un canon Ă  gaz. Les radeaux n’ont pas rĂ©ussi Ă  mettre en fuite tous les oiseaux. Les canards, en particulier les petits fuligules, Ă©taient les plus sensibles, tandis que les foulques d’AmĂ©rique et les grĂšbes se sont rĂ©vĂ©lĂ©s les plus coriaces. Boag et Lewin 1980 ont notĂ© qu’une effigie humaine Ă©tait efficace pour Ă©loigner des canards de surface et des canards plongeurs de petits Ă©tangs naturels. La prĂ©sence d’une effigie a permis de rĂ©duire de 95 % la population de canards sur l’étang. Comme, dans le mĂȘme intervalle, on a observĂ© une diminution de 20 % seulement du nombre d’oiseaux sur les Ă©tangs tĂ©moins, on a conclu Ă  l’efficacitĂ© de l’effigie. Boag et Lewin 1980 ont Ă©galement tentĂ© d’évaluer l’efficacitĂ© de 27 effigies disposĂ©es autour d’un bassin de rĂ©sidus miniers de 150 ha. Les dĂ©nombrements d’oiseaux sur l’étang ont Ă©tĂ© comparĂ©s aux dĂ©nombrements effectuĂ©s l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, alors que les effigies n’avaient pas encore Ă©tĂ© installĂ©es. MĂȘme si le nombre de carcasses d’oiseaux aquatiques Ă©tait lĂ©gĂšrement supĂ©rieur l’annĂ©e oĂč les effigies ont Ă©tĂ© posĂ©es 104 par rapport Ă  98, ces derniĂšres ont quand mĂȘme Ă©tĂ© jugĂ©es efficaces. On croit que la mise en place des effigies a eu lieu une annĂ©e oĂč les oiseaux aquatiques et les oiseaux de rivage Ă©taient en plus grand nombre dans la rĂ©gion et oĂč, par consĂ©quent, davantage d’efforts ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s pour rĂ©cupĂ©rer les oiseaux morts. Ă©valuation - Les Ă©pouvantails constituent une technique trĂšs adaptable de lutte contre le pĂ©ril aviaire. Mobiles et peu coĂ»teux Ă  fabriquer, ils peuvent ĂȘtre placĂ©s aussi bien sur terre que sur l’eau. On peut renforcer leur efficacitĂ© en leur adjoignant d’autres produits de lutte. Mais, ils se sont rĂ©vĂ©lĂ©s inefficaces Ă  long terme. Ils sont particuliĂšrement indiquĂ©s lorsque l’on cherche Ă  Ă©loigner les oiseaux de façon temporaire ou Ă  protĂ©ger une zone bien dĂ©limitĂ©e. Recommandation - Technique recommandĂ©e pour une protection Ă  court terme et localisĂ©e; non fiable pour la protection Ă  long terme contre les oiseaux. Documents recensĂ©s - Andelt et coll. 1997; Boag et Lewin 1980; Coniff 1991; Cummings et coll. 1986; DeFusco et Nagy 1983; Devenport 1990; EIFAC 1988; Frings et Frings 1967; Kevan 1992; LGL Ltd. 1987; Littauer 1990a,b; Nakamura 1997; Naggiar 1974; Nelson 1990b; Nomsen 1989. RĂ©flecteurs et banderoles rĂ©flĂ©chissantes Description - Une banderole rĂ©flĂ©chissante est une bande Ă©lastique dont une face est revĂȘtue d’argent mĂ©tallique et l’autre face, d’une rĂ©sine synthĂ©tique de couleur habituellement rouge Bruggers et coll. 1986. Elle produit des Ă©clairs en rĂ©flĂ©chissant la lumiĂšre du soleil, ainsi qu’un bourdonnement ou un crĂ©pitement lorsqu’elle s’étire ou s’agite sous l’effet du vent. En raison des sons et de la lumiĂšre qu’elle Ă©met, on l’utilise pour Ă©loigner les oiseaux des terrains agricoles. Fondement biologique - Il existe trĂšs peu de fondement biologique Ă  l’efficacitĂ© des rĂ©flecteurs et des banderoles rĂ©flĂ©chissantes. Les oiseaux s’écarteraient d’abord de ces produits en raison de leur prudence naturelle Ă  l’égard des objets inconnus. Ils rĂ©agiraient Ă©galement par un tressaillement aux vifs Ă©clairs de lumiĂšre et aux bruits soudains. Mais l’absence de fondement biologique risque de favoriser l’accoutumance. RĂ©sultats de recherches - Les premiĂšres Ă©tudes touchant ces dispositifs donnaient Ă  penser que l’on pouvait se servir de rĂ©flecteurs pour Ă©loigner les oiseaux des champs de rĂ©coltes et des aĂ©roports. Ces Ă©tudes ont Ă©tĂ© rĂ©sumĂ©es par Koski et Richardson 1976. Les Ă©tudes rĂ©centes ont Ă©tĂ© axĂ©es sur l’utilisation de banderoles rĂ©flĂ©chissantes plutĂŽt que sur de simples objets brillants et voyants. Les banderoles rĂ©flĂ©chissantes font du bruit lorsqu’elles battent au vent, et on croit que le stimulus auditif ainsi produit les rend plus efficaces que les autres rĂ©flecteurs. L’efficacitĂ© des banniĂšres en Mylar en tant que rĂ©pulsifs pour goĂ©lands a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e par Belant et Ickes 1997. Les banniĂšres ont Ă©tĂ© mises Ă  l’essai dans une dĂ©charge, sur deux aires de nidification et deux aires de repos. Selon Belant et Ickes 1997, les banniĂšres rĂ©flĂ©chissantes se sont rĂ©vĂ©lĂ©es inefficaces pour Ă©loigner les goĂ©lands argentĂ©s et, selon toute vraisemblance, les autres espĂšces de goĂ©lands des aires de nidification, mais elles ont pu diminuer le nombre de goĂ©lands Ă  bec cerclĂ© dans les aires de repos. Bruggers et coll. 1986 ont utilisĂ© des banderoles rĂ©flĂ©chissantes de 0,025 mm d’épaisseur et 11 mm de largeur pour Ă©loigner les oiseaux de champs de maĂŻs, de tournesols et de sorgho. Les banderoles se sont avĂ©rĂ©es efficaces lorsqu’elles Ă©taient suspendues en rangs parallĂšles audessus des rĂ©coltes mĂ»rissantes et lorsque le point d’accĂšs aux champs Ă©tait Ă©galement protĂ©gĂ©. Il se peut que la force du vent ait renforcĂ© l’efficacitĂ© des banderoles en accentuant leur bruit. Dolbeer et coll. 1986 ont eu recours Ă  des rubans rĂ©flĂ©chissants pour Ă©loigner des oiseaux de champs de cultures. Ils ont accrochĂ© les rubans Ă  des poteaux espacĂ©s de 3, de 5 et de 7 m. Dans les intervalles de 3 m, les rubans atteignaient une hauteur d’au moins 0,5 Ă  1,0 m au-dessus du sol. Le systĂšme s’est rĂ©vĂ©lĂ© plus efficace lorsque l’intervalle Ă©tait de 3 m plutĂŽt que de 5 ou 7 m. Les rubans rĂ©flĂ©chissants n’ont pas eu raison de toutes les espĂšces d’oiseaux et ils perdaient toute efficacitĂ© lorsqu’ils s’enroulaient et que la face rĂ©flĂ©chissante devenait invisible. Summers et Hillman 1990 ont mis Ă  l’essai un ruban fluorescent rouge de 20 mm de largeur pour Ă©loigner des oies des neiges de champs de blĂ© d’hiver, au La moitiĂ© d’un champ de 20,2 ha constituait la zone tĂ©moin et l’autre moitiĂ©, la zone expĂ©rimentale. Un autre champ tĂ©moin de 7,5 ha, situĂ© dans une autre rĂ©gion, Ă©tait pourvu d’un canon Ă  gaz et de deux Ă©pouvantails. Des longueurs de ruban ont Ă©tĂ© accrochĂ©es Ă  des intervalles de 40 Ă  60 m transversalement aux rangs de blĂ©, dans le champ expĂ©rimental. Le ruban s’est rĂ©vĂ©lĂ© plus efficace que le canon et les Ă©pouvantails pour repousser les oies. Celles-ci ont causĂ© des pertes de 1 % de la rĂ©colte dans les champs protĂ©gĂ©s par les rubans, mais de 6 %, dans les champs non munis de rubans. Il semble que les oies aient broutĂ© une lisiĂšre de 2 m en bordure des champs oĂč avaient Ă©tĂ© installĂ©s des rubans. Les rubans rĂ©flĂ©chissants se sont rĂ©vĂ©lĂ©s inefficaces pour Ă©loigner des oiseaux de terrains de bleuets mĂ»rissants Tobin et coll. 1988. Le ruban Ă©tait en place depuis 10 Ă  12 jours lorsqu’ont Ă©tĂ© faits les premiers dĂ©nombrements d’oiseaux et de fruits. Il se peut que cet intervalle ait suffi pour que les oiseaux s’habituent aux rubans. De plus, seulement 7 Ă  10 longueurs de ruban avaient Ă©tĂ© mises en place sur chaque parcelle, ce qui a pu ĂȘtre insuffisant pour effrayer les oiseaux. Ă©valuation - Les rĂ©flecteurs et banderoles rĂ©flĂ©chissantes peuvent ĂȘtre utiles pour effaroucher les oiseaux dans certaines applications agricoles bien prĂ©cises. Les rubans rĂ©flĂ©chissants sont faciles Ă  installer et peuvent tout aussi facilement ĂȘtre dĂ©placĂ©s. Il est possible Ă©galement de placer des rĂ©flecteurs autour d’étangs et de bassins. On peut accroĂźtre l’efficacitĂ© de ces dispositifs en les combinant avec d’autres techniques d’effarouchement p. ex., des canons Ă  gaz, des Ă©pouvantails. Recommandation - Seule une utilisation restreinte des rĂ©flecteurs et des banderoles rĂ©flĂ©chissantes est recommandĂ©e sur les terrains d’aviation. Documents recensĂ©s - Belant et Ickes 1997; Bruggers et coll. 1986; Dolbeer et coll. 1986; Koski et Richardson 1976; Summers et Hillman 1990; Tobin et coll. 1988. PrĂ©dateurs artificiels Description - Les prĂ©dateurs artificiels imitent un prĂ©dateur, habituellement une buse ou un hibou. Ils vont de l’imitation approximative Ă  la reproduction trĂšs fidĂšle du prĂ©dateur. Un piĂštre exemple est le hibou en plastique couramment utilisĂ© sur les immeubles pour Ă©loigner les pigeons, les moineaux et les hirondelles. Fondement biologique - Les maquettes de prĂ©dateurs servent Ă  disperser et Ă©loigner les oiseaux parce qu’elles imitent l’apparence et/ou le comportement de prĂ©dateurs vivants. L’évitement des prĂ©dateurs a une forte valeur de survivance. Aussi l’utilisation de prĂ©dateurs artificiels a-t-elle un solide fondement biologique. Mais la maquette doit ĂȘtre rĂ©aliste, sans quoi les oiseaux nuisibles s’y habitueront. RĂ©sultats de recherches - Les prĂ©dateurs artificiels ou les maquettes de prĂ©dateurs ont habituellement Ă©tĂ© utilisĂ©s pour protĂ©ger des champs de cultures Conover 1979, 1983, 1984, 1985b; DeFusco et Nagy 1983; Crocker 1984. Conover 1979, 1983 a constatĂ© que des maquettes de buses fixes et des cerfs-volants en forme de buse Ă©loignaient les oiseaux de postes d’alimentation et de champs de maĂŻs mais qu’ils n’étaient efficaces qu’à court terme. Belant et coll. 1997e ont pour leur part constatĂ© l’inefficacitĂ© d’effigies de grands-ducs d’AmĂ©rique et de faucons Ă©merillons peintes Ă  la main pour rĂ©duire la squatterisation » de nichoirs par des Ă©tourneaux. En effet, on n’a notĂ© aucune diffĂ©rence significative entre des nichoirs avec et sans effigie, pour ce qui est de la proportion de nichoirs portant des nids, des oeufs ou des oisillons. Les maquettes de prĂ©dateurs peuvent mĂȘme, Ă  l’occasion, attirer les oiseaux plutĂŽt que les repousser Conover 1983; LGL Ltd. 1987. Il arrive souvent, par exemple, que les carouges, les quiscales et les corneilles houspillent les hiboux ou les maquettes de hiboux. Conover 1982, 1985b a cependant constatĂ© qu’un hibou mobile en plastique tenant une corneille en plastique dans ses serres Ă©loignait les corneilles de potagers et de champs de faible superficie. Une version fixe du mĂȘme dispositif s’est avĂ©rĂ©e inefficace. Ă©valuation - Les prĂ©dateurs artificiels Ă©tant moins rĂ©alistes que les oiseaux vivants, leur efficacitĂ© est limitĂ©e. Les oiseaux nuisibles finissent par se rendre compte que la maquette n’est qu’une maquette et qu’il n’y a pas de danger. Si une protection Ă  court terme suffit, on peut recourir aux prĂ©dateurs artificiels. Ils sont bon marchĂ© et faciles Ă  mettre en place. On peut renforcer leur efficacitĂ© en les dĂ©plaçant souvent. Recommandation - Technique recommandĂ©e seulement dans le cas oĂč une protection Ă  trĂšs court terme ou localisĂ©e est nĂ©cessaire. Non recommandĂ©e, en gĂ©nĂ©ral, pour les terrains d’aviation. Documents recensĂ©s - BSCE 1988; Belant et coll. 1997e; Conover 1979, 1982, 1983, 1984, 1985b; Crocker 1984; DeFusco et Nagy 1983; Frings et Frings 1967; Hothem et DeHaven 1982; Inglis 1980; Koski et Richardson 1976; LGL Ltd. 1987; Naef-Daenzer 1983; Saul 1967; Stout et Schwab 1979. Cerfs-volants en forme de buse et ballons Description - Les cerfs-volants en forme de buse sont une autre forme de prĂ©dateur artificiel. Ils sont ancrĂ©s au sol ou suspendus Ă  des ballons d’hĂ©lium ou Ă  des mĂąts, qui les maintiennent en hauteur. Fondement biologique - Les cerfs-volants en forme de buse exploitent le principe selon lequel une espĂšce-proie fuira une zone dans laquelle elle perçoit un danger. En l’absence de menace rĂ©elle, les oiseaux auront tĂŽt fait de s’apercevoir qu’ils n’ont pas besoin de fuir c’est alors que le cerf-volant aura perdu son efficacitĂ©. RĂ©sultats de recherches - Des cerfs-volants imitant des buses et d’autres rapaces ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour effrayer des oiseaux dans des champs de maĂŻs et de tournesols Harris 1980; Conover 1983 et dans des vignobles Hothem et coll. 1981; Hothem et DeHaven 1982. Habituellement, ces cerfs-volants sont suspendus Ă  des ballons remplis d’hĂ©lium ou attachĂ©s Ă  des mĂąts de façon Ă  demeurer en hauteur pendant les pĂ©riodes sans vent. Conover 1983 a menĂ© des expĂ©riences avec quatre modĂšles de cerfs-volants imitant des buses Mauserbussard, Falke, Steinalder et Habitch. Ceux-ci diffĂ©raient par l’espĂšce reprĂ©sentĂ©e, la taille, l’envergure et la couleur. Chaque cerf-volant Ă©tait attachĂ© Ă  mi-chemin d’un fil de nylon tressĂ© reliant deux mĂąts de bambou plantĂ©s Ă  3 m de distance. Les cerfs-volants n’ont pas dĂ©couragĂ© les oiseaux de ravager des champs de maĂŻs. Parce qu’ils n’étaient pas attachĂ©s Ă  des ballons, ils Ă©taient moins mobiles 40 m de portĂ©e pour les cerfs-volants reliĂ©s Ă  des ballons par rapport Ă  2 m, pour des cerfs-volants sans ballon et donc moins efficaces pour effrayer les oiseaux. Une fois en mouvement on les a suspendus Ă  des ballons, ils sont devenus efficaces Conover 1984. Hothem et coll. 1981 ont utilisĂ© quatre cerfs-volants avec ballons pour Ă©loigner des oiseaux de vignobles un cerf-volant en forme d’aigle d’une envergure de 1,35 m, un cerf-volant en forme d’aigle dont le bord d’attaque des ailes Ă©tait percĂ© de quatre trous ronds, un cerf-volant Ă  la face infĂ©rieure reprĂ©sentant un faucon, et un cerf-volant en tissu en forme d’aigle de 1,65 m d’envergure. Tous les cerfs-volants Ă©taient attachĂ©s Ă  des ballons d’hĂ©lium de 1,2 m de diamĂštre. Les ballons Ă©taient retenus au sol par un fil de nylon d’une force de 23 kg; chaque jour, la longueur du fil Ă©taient rĂ©glĂ©e entre 8 et 52 m. Un ensemble cerf-volant-ballon a Ă©tĂ© mis en place pour protĂ©ger de 1,0 Ă  1,1 ha de vignes pendant une pĂ©riode d’essai de sept jours, puis enlevĂ© pour une autre pĂ©riode tĂ©moin de sept jours. Pour rĂ©duire le risque d’habituation, les cerfs-volants et la couleur des ballons cinq couleurs diffĂ©rentes Ă©taient changĂ©s tous les un Ă  deux jours. Les rĂ©sultats donnent Ă  penser que les dĂ©gĂąts causĂ©s par les oiseaux ont diminuĂ© pendant les sept jours oĂč les vignes Ă©taient protĂ©gĂ©es par les cerfs-volants-ballons; mais cette diminution n’était pas significative. Il se peut que la taille de l’échantillon ait Ă©tĂ© trop restreinte pour permettre un essai significatif. Hothem et DeHaven 1982 ont mis Ă  l’essai un cerf-volant-buse dans des vignobles. Le cerfvolant avait une envergure de 1,3 m et arborait les couleurs d’un aigle royal immature. Il Ă©tait suspendu Ă  un ballon bleu rempli d’hĂ©lium, d’un diamĂštre de 1,7 m. Au terme de six pĂ©riodes de 14 jours 7 jours avec protection suivis de 7 jours sans protection, aucune diffĂ©rence n’a Ă©tĂ© constatĂ©e dans le pourcentage de raisins perdus 2,8 % pendant les pĂ©riodes avec protection par rapport Ă  2,9 % pendant les pĂ©riodes tĂ©moins. Toutefois, l’ampleur des dĂ©gĂąts semble avoir augmentĂ© en fonction de la distance du cerf-volant-ballon, donnant Ă  penser que le rĂ©pulsif ait pu avoir un trĂšs petit rayon d’efficacitĂ©. Les cerfs-volants subissaient des dommages lorsque les vents dĂ©passaient 8 km/h, mais leur durĂ©e de vie atteignait gĂ©nĂ©ralement 14 jours. Des oies des neiges auraient Ă©tĂ© repoussĂ©es d’une grande superficie 5 km de rayon lorsqu’on a utilisĂ© un cerf volant en losange rempli d’hĂ©lium, accrochĂ© Ă  une ligne tendue au sol sur laquelle il se dĂ©plaçait selon des mouvements irrĂ©guliers DeFusco et Nagy 1983. Apparemment, les oies des neiges ne se sont pas habituĂ©es Ă  ce dispositif. Les vents violents peuvent rĂ©duire l’efficacitĂ© des cerfs-volants. Harris 1980 a signalĂ© que les cerfs-volants-ballons ne peuvent supporter les vents violents dans les prairies du Manitoba. On ne connaĂźt pas clairement quelle est la vitesse d’accoutumance; certains travailleurs ont fait Ă©tat d’une habituation lente ou nulle DeFusco et Nagy 1983, tandis que d’autres ont signalĂ© une perte d’eficacitĂ© plus rapide. Inglis 1980 a signalĂ© que des pigeons ramiers s’étaient habituĂ©s Ă  un cerf-volant- ballon en 4 heures Ă  peine. Ă©valuation - Les ballons et les cerfs-volants peuvent s’avĂ©rer de bons dispositifs d’effarouchement sur les terrains d’aviation; ils sont toutefois d’une utilitĂ© limitĂ©e parce que les animaux s’y habituent. Les cerfs-volants-ballons, d’installation facile, peuvent ĂȘtre dĂ©placĂ©s d’un endroit Ă  un autre sans trop de difficultĂ©. Ils pourraient ĂȘtre efficaces prĂšs de petits Ă©tangs ou de zones temporairement humides qui attirent les oiseaux, par exemple. Les cerfs-volants-ballons prĂ©sentent toutefois des limites dans la pratique. Il peut ĂȘtre difficile de garder les ballons gonflĂ©s. Les vents violents un problĂšme sur les terrains d’aviation ouverts et la pluie peuvent les rendre inefficaces. Il faudrait utiliser d’autres dispositifs d’effarouchement canons, Ă©pouvantails pour rendre les cerfs-volants-ballons plus efficaces. Recommandation - Les cerfs-volants en forme de buse et les ballons sont recommandĂ©s uniquement pour les cas oĂč une protection Ă  court terme et localisĂ©e suffit. Documents recensĂ©s - Conover 1983; DeFusco et Nagy 1983; Harris 1980; Hothem et coll. 1981; Hothem et DeHaven 1982; Inglis 1980. GoĂ©lands et mouettes artificiels Description - Ici, on entend des rĂ©pliques ou de vĂ©ritables carcasses de goĂ©lands et de mouettes disposĂ©es comme si les oiseaux Ă©taient tombĂ©s et Ă©taient morts sur place. Fondement biologique - Les carcasses d’oiseaux, ou des rĂ©pliques de celles ci, servent d’avertissement d’un danger, actuel ou rĂ©cent, dans la zone oĂč elles se trouvent. Souvent, les oiseaux s’approchent de la carcasse pour l’examiner, mais ils quittent habituellement les lieux lorsqu’ils dĂ©couvrent que l’oiseau est dans une position non naturelle. RĂ©sultats de recherches - On a utilisĂ© des carcasses d’oiseaux pour repousser et Ă©pouvanter les oiseaux des zones agricoles Naef Daenzeer 1983 et des aĂ©roports voir Koski et Richardson 1976, Inglis 1980, et DeFusco et Nagy 1983. Des carcasses artificielles ont Ă©galement Ă©tĂ© utiles pour effrayer les oiseaux dans d'autres circonstances. Par exemple, on a pu, au moyen de carcasses naturelles ou artificielles de goĂ©lands ou de mouettes disposĂ©es bien en Ă©vidence, effaroucher les oiseaux de ces espĂšces et ainsi les Ă©loigner de certains aĂ©roports Saul 1967; Stout et Schwab 1979; Howard 1992. Dans la plupart des pays, toutefois, ces mĂ©thodes n’ont pas Ă©tĂ© jugĂ©es suffisamment efficaces pour ĂȘtre adoptĂ©es de maniĂšre opĂ©rationnelle BSCE 1988. Le recours Ă  des carcasses, naturelles ou artificielles, de goĂ©lands et de mouettes placĂ©es dans des positions non naturelles ou dans des positions d’oiseaux morts ou blessĂ©s a dĂ©montrĂ© une certaine efficacitĂ©. Stout et coll 1974 ont utilisĂ© des goĂ©lands ou des mouettes artificiels pour Ă©loigner des goĂ©lands Ă  ailes grises d’un terrain d’aviation situĂ© Ă  Shemya dans les Ăźles AlĂ©outiennes, ainsi que des goĂ©lands Ă  bec cerclĂ© d’une dĂ©charge situĂ©e prĂšs d’une base aĂ©rienne Ă  Pasadena, au Texas. Dans ce dernier cas, les goĂ©lands devaient ĂȘtre en vol pour voir la carcasse artificielle sur le sol. On a fait jouer un enregistrement de cris de dĂ©tresse pour que les oiseaux prennent leur envol. Aux Pays Bas, on a pu constater que le recours Ă  des goĂ©lands empaillĂ©s adoptant des positions d’oiseaux blessĂ©s Ă©tait efficace uniquement si on les dĂ©plaçait frĂ©quemment pour Ă©viter que les oiseaux s’habituent Ă  leur prĂ©sence Hardenberg 1965. GrĂące Ă  des carcasses crucifiĂ©es et Ă  des reproductions en polystyrĂšne, on a rĂ©ussi Ă  Ă©loigner les goĂ©lands et les mouettes de certaines aires de repos, aux aĂ©roports d’Auckland et de Wellington, en Nouvelle ZĂ©lande. La rĂ©ussite, ici, Ă©tait attribuable Ă  la prĂ©sence d’autres aires de repos. À un troisiĂšme aĂ©roport, oĂč les oiseaux ne disposaient pas d’une autre aire de repos, les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© moins bons Caithness 1970. On a eu recours Ă  des goĂ©lands et des mouettes artificiels dans le cadre du programme intensif de lutte aux goĂ©lands et aux mouettes menĂ© chaque annĂ©e au site de la colonie importante de goĂ©lands Ă  bec cerclĂ©, sur la flĂšche de la rue Leslie, Ă  Toronto. Les goĂ©lands artificiels Ă©taient, en fait, des ailes de goĂ©lands attachĂ©es Ă  une bouteille en plastique que l’on lançait en l’air pour simuler la chute d’un oiseau blessĂ©. On a Ă©galement utilisĂ© des faucons, des dispositifs pyrotechniques et des cris de dĂ©tresse dans le cadre d’un programme qui a permis d’empĂȘcher la nidification des goĂ©lands Ă  bec cerclĂ© dans de grandes parties du secteur en cause Watermann 1985, 1986, 1987; Watermann et Cunningham 1989. Dans plusieurs programmes de lutte Ă  des aĂ©roports et Ă  des dĂ©charges, on tue des goĂ©lands et des mouettes qu’on lance ensuite en l’air en mĂȘme temps que se font entendre les dĂ©tonations de piĂšces pyrotechniques; cela accroĂźt, signale t on, l’efficacitĂ© des dispositifs pyrotechniques. Ă©valuation - Tout comme bon nombre des rĂ©pulsifs visuels dont nous avons traitĂ© jusqu’à maintenant, les carcasses rĂ©elles ou artificielles de goĂ©lands et de mouettes ou d’autres espĂšces repoussent certains oiseaux, mais leur pĂ©riode d’efficacitĂ© est limitĂ©e car les oiseaux finissent par s’habituer. Recommandation - UtilisĂ©s seuls, les goĂ©lands ou les mouettes artificiels sont recommandĂ©s uniquement dans les cas oĂč une protection Ă  court terme et localisĂ©e suffit. Toutefois, les carcasses artificielles ou les oiseaux empaillĂ©s peuvent ĂȘtre un Ă©lĂ©ment efficace d’un programme intĂ©grĂ© de protection. Documents recensĂ©s - BSCE 1988; Caithness 1970; DeFusco et Nagy 1983; Hardenberg 1965; Inglis 1980l; Koski et Richardson 1976; Naef-Daenzer 1983; Saul 1967; Stout et Schwab 1979; Stout et coll. 1974; Howard 1992; Watermann 1985, 1986, 1987; Watermann et Cunningham 1989. Fauconnerie Description - Utilisation de faucons et d’autres rapaces des buses entraĂźnĂ©s par des fauconniers professionnels pour chasser les oiseaux de certaines aires et parfois mĂȘme les tuer. Fondement biologique - La majoritĂ© des oiseaux adoptent un comportement d’échappement Ă  la vue de faucons et de buses susceptibles de les attaquer. Les oiseaux fuient la prĂ©sence des faucons pour leur propre survie. RĂ©sultats de recherches - On a utilisĂ© des rapaces pour effaroucher les oiseaux Ă  un certain nombre d’aĂ©roports, notamment au Canada Blokpoel 1976; Koski et Richardson 1976; DeFusco et Nagy 1983; Blokpoel 1984; Hild 1984; BSCE 1988; Erickson et coll. 1990. Dans le cadre d’une Ă©tude menĂ©e Ă  la fin des annĂ©es 1940, on a utilisĂ© des faucons pĂšlerins pour chasser des goĂ©lands et des mouettes d’un terrain d’aviation en Grande-Bretagne Wright 1965. La mesure s’est rĂ©vĂ©lĂ©e efficace mĂȘme s’il fallait lancer les faucons au moins une fois par jour, et parfois plus souvent, pour tenir les goĂ©lands et les mouettes Ă  l’écart. D’autres Ă©tudes du recours Ă  la fauconnerie ont Ă©tĂ© menĂ©es sur une gamme variĂ©e d’espĂšces Seaman 1970; Heighway 1970; Mikx 1970. Heighway 1970 a fait Ă©tat d’une Ă©tude sur les faucons pĂšlerins Ă  la Royal Naval Air Station sur la cĂŽte nord de l’écosse. Il a fallu Ă  une Ă©quipe de huit faucons pĂšlerins dirigĂ©s par deux entraĂźneurs Ă  plein temps deux ans pour contrĂŽler la population de goĂ©lands et de mouettes qui utilisaient l’endroit. On a eu recours Ă  des dispositifs pyrotechniques et Ă  des canons Ă  gaz comme complĂ©ments aux efforts des fauconniers. Il fallait, en moyenne, remplacer deux faucons par annĂ©e. À une base aĂ©rienne de Hollande, on a rĂ©ussi Ă  Ă©loigner les goĂ©lands et les mouettes ainsi que d’autres espĂšces des pistes d’atterrissage grĂące Ă  un groupe de quatre vautours. LĂ  encore, on a eu recours Ă  des techniques comme l’emploi de dispositifs pyrotechniques, en plus des rapaces. Il est important de noter que les goĂ©lands et les mouettes n’ont dĂ©montrĂ© aucun signe d’accoutumance aux vautours pendant les deux annĂ©es de cette Ă©tude Mikx 1970. Par contre, Hahn 1996 dans un rapport sur l’utilisation de faucons sur un terrain d’aviation militaire en Allemagne signale, en conclusion, qu’il ne peut recommander le recours Ă  la fauconnerie comme mĂ©thode courante de protection aux terrains d’aviation civile. La fauconnerie constitue ou a constituĂ© un Ă©lĂ©ment clĂ© des programmes de lutte contre le pĂ©ril aviaire aux cinq aĂ©roports suivants Lester B. Pearson International Toronto, Dorval MontrĂ©al, North Bay, BFC Trenton, et BFC Shearwater Blokpoel 1980; Mason 1980; Transports Canada 1984; LGL Limited, obs. pers. 1998. Tous ces programmes comportent le recours Ă  des techniques supplĂ©mentaires en plus de la fauconnerie, notamment des cartouches dĂ©tonantes dispositifs pyrotechniques, des cris de dĂ©tresse et des mises Ă  mort. De plus, les goĂ©lands et les mouettes ont appris Ă  associer la prĂ©sence du camion patrouilleur au danger et le camion lui-mĂȘme est devenu cause d’effarouchement les goĂ©lands et les mouettes sont capables de distinguer le camion patrouilleur des autres vĂ©hicules [Mason 1980]. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, les programmes fondĂ©s sur la fauconnerie Ă  ces aĂ©roports ont Ă©tĂ© jugĂ©s une rĂ©ussite Environmental Assessment Board 1987a,b; Mason 1988. En fait, Mason 1988 croyait que les goĂ©lands et les mouettes avaient appris Ă  ne pas voler au dessus de l’aĂ©roport Ă  cause du programme de lutte contre le pĂ©ril aviaire. RĂ©cemment, on a utilisĂ© des rapaces, de concert avec d’autres mĂ©thodes d’effarouchement, dans le but de limiter l’aire de nidification d’une grande colonie de goĂ©lands Ă  bec cerclĂ©, Ă  Toronto Blokpoel et Tessier 1987. On a attachĂ© diverses espĂšces de rapaces Ă  des perchoirs pendant la majeure partie de l’étude, ne les laissant libres de voler qu’occasionnellement. L’utilisation de ces rapaces, jumelĂ©e Ă  d’autres techniques dispositifs pyrotechniques, goĂ©lands et mouettes artificiels, mises Ă  mort et cris de dĂ©tresse a permis d’empĂȘcher les goĂ©lands et les mouettes de faire leurs nids dans certains secteurs; d’autres espĂšces, toutefois, comme les bernaches du Canada, n’ont Ă©tĂ© aucunement affectĂ©es Watermann 1985, 1986, 1987. En 1997 et en 1998, on a utilisĂ© des faucons pour empĂȘcher les oiseaux nicheurs d’avoir accĂšs Ă  une partie Ă©tendue de la grande colonie de goĂ©lands Ă  bec cerclĂ© d’Eastport Hamilton, Ontario U. Watermann et M. Givlin, Bird Control International, comm. pers. 1998. Les techniques de fauconnerie ont Ă©tĂ© appliquĂ©es Ă  des dĂ©charges contrĂŽlĂ©es Ă  Trenton et North Bay Blokpoel 1980. Une Ă©tude quantitative de l’efficacitĂ© du programme d’effarouchement des goĂ©lands et des mouettes a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  la dĂ©charge de Quinte Trenton, Ontario au printemps de 1983 Risley 1983; Risley et Blokpoel 1984. L’équipe de lutte contre le pĂ©ril aviaire s’est rendue Ă  la dĂ©charge au moins deux fois par jour et a appliquĂ© diverses techniques d’effarouchement, notamment en lĂąchant des faucons ou des buses, en tirant des cartouches dĂ©tonantes, en lançant des carcasses de goĂ©lands et de mouettes en l’air et en tirant des munitions chargĂ©es. Les mĂ©thodes utilisĂ©es et le moment de la journĂ©e variaient et le niveau d’accoutumance des goĂ©lands et des mouettes Ă©tait faible Risley 1983. L’étude a permis de conclure que le programme de lutte contre les goĂ©lands et les mouettes Ă  la dĂ©charge de Quinte a Ă©tĂ© trĂšs efficace. La grande efficacitĂ© du programme semblait dĂ©couler des effets cumulatifs de plusieurs Ă©pisodes de lutte contre le pĂ©ril aviaire Risley et Blokpoel 1984. Le recours Ă  la fauconnerie fait actuellement partie des programmes de lutte utilisĂ©s Ă  la dĂ©charge rĂ©gionale de Halton ainsi qu’à celle de la route 12 de Niagara, Ă  Grimsby en Ontario et Ă  une autre dĂ©charge situĂ©e prĂšs de MontrĂ©al. Dans le cadre d’une Ă©tude effectuĂ©e par Kenward 1978, in Inglis 1980, les vautours n’ont pas rĂ©ussi Ă  chasser des pigeons ramiers de champs de Brassica. AprĂšs des attaques rĂ©pĂ©tĂ©es de la part des vautours les pigeons revenaient habituellement s’installer dans les champs et continuaient Ă  s’y nourrir. Le recours Ă  la fauconnerie de concert avec d’autres techniques d’effarouchement a permis d’éloigner les goĂ©lands et les mouettes, qui ont montrĂ© peu de signes d’accoutumance. Toutefois, plusieurs travailleurs ont remarquĂ© que la fauconnerie prĂ©sente diverses lacunes dont on devrait tenir compte avant d’opter pour cette technique Wright 1965; Blokpoel 1980; Mason 1980; Transports Canada 1984; Environmental Assessment Board 1987a. Auparavant, il Ă©tait difficile d’obtenir des faucons et des buses, et beaucoup des oiseaux les plus performants comme les faucons pĂšlerins, par exemple appartenaient Ă  des espĂšces menacĂ©es d’extinction. Toutefois, grĂące au rĂ©cent essor des programmes de reproduction en captivitĂ©, on peut dorĂ©navant se procurer facilement des rapaces, mĂȘme des faucons pĂšlerins. Tout bon programme de lutte contre le pĂ©ril aviaire exige plusieurs rapaces. Selon Transports Canada 1984, par exemple, le nombre optimal d’individus pour le programme de lutte Ă  l’aĂ©roport international Lester B. Pearson s’établit Ă  20 rapaces appartenant Ă  5 espĂšces diffĂ©rentes. Ainsi, des rapaces de tailles variĂ©es peuvent s’attaquer spĂ©cifiquement aux diverses espĂšces problĂšmes de l’aĂ©roport. LĂ  oĂč les goĂ©lands et les mouettes posent le principal risque, quelques individus d’une seule et mĂȘme espĂšce de faucons de grande taille suffiraient. Il faut plusieurs individus parce que les faucons ne peuvent ĂȘtre maintenus en vol constamment; ils se fatiguent. Ils ne peuvent voler toute une journĂ©e aprĂšs un repas complet et on ne peut pas les faire voler en pĂ©riode de mue. De plus, ils peuvent se blesser ou se perdre. Il faut faire appel Ă  des fauconniers sĂ©rieux et bien formĂ©s pour obtenir de bons rĂ©sultats. La fauconnerie est art, et l’entraĂźnement, la volerie et les soins exigent beaucoup de dĂ©vouement et de grandes compĂ©tences Blokpoel 1980. À cause des longues heures de travail et des risques de maladie et d’absences de la part des fauconniers, il est prĂ©fĂ©rable de faire appel Ă  une Ă©quipe de plusieurs personnes. Enfin, les faucons ne peuvent ĂȘtre mis Ă  contribution par mauvais temps, comme dans le brouillard, pendant de fortes pluies ou des vents forts Wright 1965; Blokpoel 1980; Transports Canada 1984. Ce sont lĂ  des conditions qui ont pour effet d’encourager les goĂ©lands et les mouettes Ă  utiliser les aires de nutrition et de repos situĂ©es Ă  l’intĂ©rieur des terres. Un nombre insuffisant de faucons pendant ces pĂ©riodes pourrait rendre difficile la lutte contre les goĂ©lands et les mouettes. Ă©valuation - Le recours Ă  la fauconnerie pour la lutte contre le pĂ©ril aviaire repose sur un fondement biologique solide. Les faucons effarouchent les oiseaux nuisibles de maniĂšre adĂ©quate et ceux ci ne s’y habituent pas parce qu’ils sont rĂ©ellement menacĂ©s. Le fait de laisser un faucon tuer un oiseau nuisible Ă  l’occasion renforce la menace. Le fait que la fauconnerie soit une technique manuelle utilisĂ©e de maniĂšre sĂ©lective en accroĂźt l’efficacitĂ© par comparaison Ă  un produit automatique contrĂŽlĂ© par une minuterie. Il faut disposer de fauconniers expĂ©rimentĂ©s et de rapaces entraĂźnĂ©s; il se peut que ni l’un ni l’autre ne soit disponible Ă  court prĂ©avis. Les rapaces ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©s la nuit ou en pĂ©riode de grands vents ou de fortes pluies. Recommandation - La fauconnerie est recommandĂ©e comme Ă©lĂ©ment trĂšs efficace d’un programme de lutte contre le pĂ©ril aviaire dans les aĂ©roports. Cette mĂ©thode peut ĂȘtre utilisĂ©e de concert avec d’autres techniques. Documents recensĂ©s - Blokpoel 1976; Blokpoel 1980; Blokpoel 1984; Blokpoel et Tessier 1987; BSCE 1988; DeFusco et Nagy 1983; Environmental Assessment Board 1987a,b; Erickson et coll. 1990; Heighway 1970; Hild 1984; Kenward 1978 in Inglis 1980; Koski et Richardson 1976; Mason 1980; Mason 1988; Mikx 1970; Risley 1983; Risley et Blokpoel 1984; Seaman 1970; Transports Canada 1984; Watermann 1985, 1986, 1987; Wright 1965. AĂ©ronefs On a utilisĂ© des aĂ©ronefs, Ă  voilure fixe ou tournante hĂ©licoptĂšres, dans l’intention avouĂ©e de chasser ou d’effaroucher les oiseaux d’un lieu, particuliĂšrement en milieu agricole. Il existe, au Canada, des rĂšglements interdisant aux aĂ©ronefs de voler Ă  proximitĂ© de colonies d’oiseaux marins en raison des perturbations qui peuvent en rĂ©sulter pour les oiseaux nicheurs. Toutefois, nombre d’oiseaux se sont de toute Ă©vidence adaptĂ©s au bruit et aux stimulus visuels associĂ©s aux aĂ©ronefs prĂšs des aĂ©roports. Ces oiseaux ne sont alors ni repoussĂ©s ni effrayĂ©s. Bien que dans beaucoup de situations on puisse clairement effaroucher ou chasser les oiseaux au moyen d’aĂ©ronefs, et mĂȘme prĂšs des aĂ©roports si le but visĂ© est de les effaroucher, cette technique ne peut s’appliquer de maniĂšre pratique aux aĂ©roports, Ă©tant donnĂ© que, dans ces cas, l’aĂ©ronef de chasse pourrait prĂ©senter lui mĂȘme un risque pour les autres aĂ©ronefs. En outre, les collisions entre oiseaux et aĂ©ronefs reprĂ©sentent un risque. On a signalĂ© au moins un Ă©crasement d’avion au cours d’un exercice d’effarouchement d’oiseaux; le pilote de l’avion aurait tentĂ© d’éviter une volĂ©e d’oiseaux National Transportation Safety Board des Ă©tats Unis, dossier no 1612. Recommandation - Non recommandĂ©. ModĂšles rĂ©duits d’avions tĂ©lĂ©guidĂ©s Description - On peut utiliser des modĂšles rĂ©duits d’avions tĂ©lĂ©guidĂ©s pour effaroucher et chasser les oiseaux. Le niveau d’efficacitĂ© de l’avion peut ĂȘtre rehaussĂ© si l’on peint la forme d’un rapace sur le fuselage. Des modĂšles rĂ©duits d’avions en forme de faucon sont Ă©galement utilisĂ©s. Fondement biologique - Des modĂšles rĂ©duits d’avions imitant des faucons et des buses peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour effaroucher et chasser les oiseaux de certains endroits prĂ©cis. RĂ©sultats de recherches - Les modĂšles rĂ©duits d’avions radioguidĂ©s offrent des possibilitĂ©s pour ce qui est d’éloigner les oiseaux des aĂ©roports, des terres agricoles, des installations aquacoles ainsi que des dĂ©charges Saul 1967; Ward 1975a; DeFusco et Nagy 1983; Parsons et coll. 1990. L’utilisation de ces modĂšles rĂ©duits nĂ©cessite des opĂ©rateurs habiles Littauer 1990a. C’est pourquoi, notamment, leur utilisation n’est pas trĂšs rĂ©pandue pour effaroucher les oiseaux aux aĂ©roports BSCE 1988. On a eu recours Ă  des modĂšles rĂ©duits d’avions pour Ă©loigner des oiseaux piscivores, comme les cormorans et les hĂ©rons, d’installations d’aquaculture Coniff 1991; Parsons et coll. 1990. Pour les grandes fermes piscicoles sur le continent, on a recommandĂ© de faire voler un modĂšle rĂ©duit d’avion pour chaque section de 200 Ă  300 acres Littauer 1990a. Les modĂšles rĂ©duits d’avions se sont rĂ©vĂ©lĂ©s utiles pour rĂ©duire le nombre de goĂ©lands et de mouettes dans une dĂ©charge du sud est des Ă©tats Unis R. Davis, LGL Limited, obs. non publiĂ©es. Dans ce cas, un modĂšle d’avion Ă  large voilure tournait continuellement en rond au dessus du site pendant les heures de clartĂ©. Le programme a Ă©tĂ© une rĂ©ussite, mais nĂ©cessitait beaucoup de main d’oeuvre. En IsraĂ«l, on a eu recours Ă  des modĂšles rĂ©duits d’avions de concert avec des dispositifs sonores pour effaroucher des oiseaux nuisibles Yashon 1994. À l’aide d’un avion expĂ©rimental Ă©pousant la forme d’un faucon, on a rĂ©ussi Ă  chasser les Ă©tourneaux et les pluviers kildir de l’aĂ©roport international de Vancouver, ainsi que les canards et les oies de l’üle Westham de Vancouver, en C. B. Ward 1975a; Solman 1981. La plupart des oiseaux ont affichĂ© un comportement d’évitement similaire au comportement causĂ© par un vĂ©ritable faucon. Toutefois, un tel avion Ă©tant difficile Ă  piloter, il faut faire appel Ă  un technicien expĂ©rimentĂ©. Une autre approche efficace consiste Ă  peindre le dessin d’un rapace sur un modĂšle rĂ©duit d’avion conventionnel Saul 1967. L’utilisation d’avions radioguidĂ©s prĂ©sente un problĂšme en ce sens qu’il est souvent difficile de contrĂŽler la direction dans laquelle les oiseaux effarouchĂ©s se dispersent, ce qui peut entraĂźner des blessures et des dommages s’il y a collision entre les oiseaux et les modĂšles rĂ©duits Coniff 1991. Le recours Ă  ce moyen nĂ©cessite de bonnes conditions mĂ©tĂ©orologiques ainsi que des aires d’atterrissage et de ravitaillement adĂ©quates. On se prĂ©occupe beaucoup Ă©galement du risque que la prĂ©sence de modĂšles rĂ©duits d’avions prĂšs de pistes d’atterrissage en service peut prĂ©senter pour les avions en vraie grandeur. Ă©valuation - L’utilisation de modĂšles rĂ©duits d’avions ne serait efficace que sur des aires plutĂŽt restreintes dont le technicien pilotant le modĂšle rĂ©duit pourrait avoir une vue d’ensemble. Cidessous figurent d’autres avantages et d’autres limites de cette mĂ©thode. Avantages Les oiseaux peuvent ne s’habituer que lentement Ă  un modĂšle rĂ©duit d’avion qui les effarouche activement, spĂ©cialement si l’appareil Ă©pouse la forme d’un faucon. Pour empĂȘcher les oiseaux de retourner Ă  une aire et de s’y poser, on peut faire tourner en rond un modĂšle rĂ©duit d’avion au dessus du site. Il est fort probable que cette technique soit moins ciblĂ©e sur certaines espĂšces que le sont d’autres. InconvĂ©nients Il faut faire appel Ă  des pilotes habiles. Cette technique nĂ©cessite beaucoup de main d’oeuvre. Il faut avoir Ă  proximitĂ© un site d’atterrissage et de ravitaillement. Il n’est pas facile de contrĂŽler la direction dans laquelle les oiseaux se dispersent. On ne peut utiliser les modĂšles rĂ©duits d’avions par vents forts, lorsqu’il pleut ou qu’il neige. L’utilisation de cette mĂ©thode prĂšs des pistes d’atterrissage en service prĂ©sente certains risques. Recommandation - Technique recommandĂ©e, mais uniquement pour les aires des aĂ©roports qui n’avoisinent pas des pistes d’atterrissage et des voies de circulation en service. Il peut ĂȘtre difficile de mettre en oeuvre cette technique en raison de la raretĂ© des pilotes compĂ©tents. Documents recensĂ©s - Coniff 1991; BSCE 1988; DeFusco et Nagy 1983; Inglis 1980; Littauer 1990a; Parsons et coll. 1990; Saul 1967; Solman 1976, 1981; Ward 1975a. Sources lumineuses Description - Lors de diverses tentatives dans le but d’effaroucher des oiseaux, on a eu recours Ă  des feux clignotants, tournants et stroboscopiques ainsi qu’à des projecteurs Krzysik 1987. Fondement biologique - Le fondement biologique de l’efficacitĂ© des sources lumineuses comme Ă©lĂ©ment dissuasif n’a pas Ă©tĂ© clairement Ă©tabli. Les feux ne sont pas un Ă©lĂ©ment Ă  long terme de l’environnement auquel les oiseaux ont pu s’adapter naturellement. Il se peut qu’ils constituent, dans certaines situations, un stimulus nouveau qui, par consĂ©quent, provoque une rĂ©action d’évitement. Cela s’avĂšre particuliĂšrement dans le cas des feux clignotants, tournants et stroboscopiques. Dans l’obscuritĂ©, les feux peuvent aveugler ou dĂ©sorienter les individus des espĂšces nocturnes. Ils peuvent Ă©galement servir Ă  avertir les oiseaux de l’approche d’un danger, comme un avion, par exemple. RĂ©sultats de recherches - On a utilisĂ© des projecteurs pour dissuader des canards de se poser dans des champs de cĂ©rĂ©ales pour s’y nourrir, et des essais ont dĂ©montrĂ© que certains migrateurs nocturnes font des manoeuvres d’évitement lorsqu’ils sont Ă©clairĂ©s par des faisceaux lumineux voir Koski et Richardson 1976. Bien que les projecteurs soient des Ă©lĂ©ments dissuasifs efficaces dans certaines situations, ils attirent parfois les oiseaux, la nuit, spĂ©cialement par temps nuageux ou brumeux. La plupart des renseignements sur l’utilisation de feux stroboscopiques pour effaroucher les oiseaux proviennent de cas oĂč les oiseaux prĂ©sentaient un risque grave Ă  la sĂ©curitĂ© des avions et des terrains d’aviation. Les informations rĂ©centes sur l’utilisation de feux stroboscopiques sur des terrains d’aviation font Ă©tat de rĂ©sultats inĂ©gaux. Lawrence et coll. 1975, aprĂšs avoir examinĂ© divers types de donnĂ©es non scientifiques, statistiques et expĂ©rimentales, ont conclu que les feux stroboscopiques avaient un certain effet dissuasif. Une Ă©tude effectuĂ©e au R. U. en 1976 a rĂ©vĂ©lĂ© que l’utilisation des feux d’atterrissage des aĂ©ronefs pendant le jour entraĂźnait une rĂ©duction du nombre de collisions avec des oiseaux. L’utilisation simultanĂ©e des feux Ă  Ă©clats anticollision a permis de rĂ©duire encore plus le nombre de collisions avec des oiseaux. Les feux stroboscopiques semblaient plus efficaces pour effaroucher les pluviers que les goĂ©lands et les mouettes. Toutefois, Zur 1982 n’a pas constatĂ© de rĂ©duction importante du nombre de collisions avec des DC 9 Ă©quipĂ©s de feux stroboscopiques par comparaison Ă  d’autres appareils qui n’en possĂ©daient pas. Briot 1986 a observĂ© la maniĂšre dont des corneilles, des pies bavardes et des geais des chĂȘnes rattachĂ©s au sol rĂ©agissaient Ă  des survols Ă  faible altitude d’aĂ©ronefs Ă©quipĂ©s ou non de feux stroboscopiques blancs de 100 000 candela clignotant Ă  4 Hz. On a enregistrĂ© la distance sĂ©parant l’oiseau de l’aĂ©ronef au moment oĂč l’oiseau essayait de s’envoler. Aucune diffĂ©rence importante n’a Ă©tĂ© observĂ©e dans la distance Ă  laquelle la rĂ©action apparaissait entre les survols d’aĂ©ronefs munis de feux stroboscopiques et les autres. Par contre, on a notĂ© que la distance Ă  laquelle les oiseaux Ă©taient effarouchĂ©s augmentait lĂ©gĂšrement Ă  mesure qu’augmentait la frĂ©quence de clignotement. Toutefois, la procĂ©dure expĂ©rimentale utilisĂ©e peut avoir influĂ© sur les rĂ©sultats. Il se peut que les oiseaux rattachĂ©s au sol aient Ă©tĂ© hĂ©sitants Ă  s’envoler Ă  mesure que l’aĂ©ronef approchait. Lors d’une Ă©tude portant sur les effets des feux stroboscopiques sur des mouettes atricilles et des crĂ©cerelles d’AmĂ©rique, Bahr et coll. 1992 ont constatĂ© que des feux stroboscopiques Ă  une frĂ©quence de 50 Hz provoquaient des rĂ©actions plus rapides dans les battements cardiaques que des frĂ©quences de 5, 9 et de 15 Hz. En revanche, les frĂ©quences faibles semblaient dĂ©terminer les augmentations les plus fortes du rythme cardiaque. D’aprĂšs les rĂ©sultats d’une Ă©tude effectuĂ©e par Briot 1986, il semblerait que la distance d’effarouchement s’accroĂźt Ă  mesure qu’augmente la frĂ©quence. Laty 1976 a proposĂ© qu’on ne laisse pas cette frĂ©quence dĂ©passer 100 Hz. Gauthreaux 1988 a utilisĂ© une frĂ©quence de 1,3 Ă  2 Hz lors d’études en laboratoire menĂ©es avec des moineaux migrateurs. D’autres Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© que des frĂ©quences de 8 Ă  12 Hz provoquent du stress chef les goĂ©lands et les mouettes, les pigeons et les Ă©tourneaux Belton 1976; Solman 1976. Belton 1976 a constatĂ© que les goĂ©lands et les mouettes mettaient de 30 Ă  45 minutes de plus avant de s’approcher d’une aire d’alimentation lorsque celle ci Ă©tait Ă©clairĂ©e par un feu stroboscopique blanc ou magenta Ă  une frĂ©quence de 2 Hz. Les feux stroboscopiques n’ont dĂ©montrĂ© aucun effet rĂ©pulsif Ă  des frĂ©quences supĂ©rieures Ă  60 Hz. Lors d’une Ă©tude approfondie menĂ©e en laboratoire sur des mouettes atricilles et des crĂ©cerelles d’AmĂ©rique, Green et coll. 1993 ont examinĂ© les rĂ©actions des oiseaux Ă  diverses longueurs d’ondes couleurs et Ă  diverses frĂ©quences. Les essais ont clairement dĂ©montrĂ© que les sujets Ă©taient conscients des stimulus offerts par les feux stroboscopiques et que ceux ci provoquaient chez eux des rĂ©actions physiologiques augmentation du rythme cardiaque. On n’a toutefois observĂ© aucune rĂ©action d’évitement manifeste. Selon les conclusions des auteurs, bien que les feux stroboscopiques puissent attirer l’attention des oiseaux, ils ne provoquent pas de rĂ©actions Ă©videntes d’effroi, Ă  tout le moins en l’absence d’autres stimulus menaçants. Si les oiseaux associaient un feu stroboscopique Ă  une menace, comme l’approche d’un avion, par exemple, ils s’éloigneraient peut ĂȘtre du danger. On a recommandĂ© que des essais soient effectuĂ©s quant Ă  la frĂ©quence, Ă  la couleur, Ă  l’intensitĂ© et au mouvement des feux. Selon les rĂ©sultats de quelques Ă©tudes effectuĂ©es au moyen de feux stroboscopiques, de feux de barriĂšre jaunes et les feux rotatifs sur les installations aquacoles Salmon et coll. 1986; Nomsen 1989; Littauer 1990a ces feux repoussent effectivement les oiseaux qui s’alimentent la nuit par exemple, les hĂ©rons. Les feux aveuglent probablement les oiseaux; ceux ci, confus, Ă©prouvent ensuite de la difficultĂ© Ă  attraper le poisson. Dans certains cas, les oiseaux s’habituaient aux feux et apprenaient mĂȘme Ă  les Ă©viter en se posant le dos tournĂ© aux sources lumineuses. Andelt et coll. 1997 ont constatĂ© que les feux rotatifs vifs n’éloignaient pas les bihoreaux gris, qui se nourrissent la nuit, et les grands hĂ©rons d’une Ă©closerie de truites. Les hĂ©rons se rendaient dans la zone non Ă©clairĂ©e de l’écloserie, mais ils attrapaient tout aussi bien le poisson, que la zone soit Ă©clairĂ©e ou non. Mossler 1979 a menĂ© des expĂ©riences Ă  l’aide de feux clignotants Ă  une dĂ©charge. On a construit un panneau lumineux Ă©quipĂ© de feux d’automobiles clignotants 0,75 Hz en sĂ©quence dans un mouvement allant du centre vers l’extĂ©rieur du panneau. On voulait ainsi reproduire un battement d’aile. Une personne portait le panneau lumineux tout en s’avançant vers les goĂ©lands et les mouettes et on surveillait les rĂ©actions des oiseaux. Le rouge et le bleu provoquaient les rĂ©actions les plus vives. Toutefois, l’utilisation du panneau de feux clignotants n’a entraĂźnĂ© aucun changement dans la rĂ©action de fuite des oiseaux comparativement Ă  l’approche par une personne non munie d’un panneau. L’utilisation du mĂȘme panneau montĂ© sur une automobile a provoquĂ© encore moins de rĂ©actions chez les goĂ©lands et les mouettes que celle d’une automobile non munie d’un panneau. Lefebvre et Mott 1983, in Krzysik 1987 ont remarquĂ© que des feux clignotants de couleur jaune, utilisĂ©s de concert avec des leurres en forme de hibou, avaient rĂ©ussi Ă  chasser une volĂ©e d’étourneaux. Gauthreaux 1988 a observĂ© que des bruants des prĂ©s gardĂ©s dans des cages Ă  l’extĂ©rieur avec une vue sur l’horizon s’étaient orientĂ©s en sens diamĂ©tralement opposĂ© Ă  un feu stroboscopique rouge. Toutefois, ils ne montraient aucune rĂ©action Ă  un feu stroboscopique blanc ou Ă  une lumiĂšre rouge ou blanche constante. Les lumiĂšres n’ont rĂ©ussi qu’en partie Ă  tenir les oiseaux Ă©loignĂ©s des dĂ©versement de pĂ©trole. GrĂące Ă  des feux clignotants, on rĂ©ussissait Ă  effaroucher de 50 Ă  60 % de tous les oiseaux des sites de dĂ©versement de pĂ©trole Dept. Interior 1977, in DeFusco et Nagy 1983. Certains essais ont dĂ©montrĂ© que l’on pouvait effaroucher sauvagines, Ă©chassiers, moineaux, goĂ©lands et mouettes ainsi que d’autres espĂšces au moyen de lumiĂšres DeFusco et Nagy 1983. D’autres essais ont toutefois dĂ©montrĂ© que des lumiĂšres n’avaient pas rĂ©ussi Ă  chasser sauvagines Boag et Lewin 1980, goĂ©lands et mouettes, carouges, quiscales et Ă©tourneaux DeFusco et Nagy 1983. Au cours des annĂ©es 1970, Syncrude Canada a effectuĂ© des essais avec des feux Ă  l’épreuve des intempĂ©ries, utilisĂ©s de concert avec des figures humaines, dans le but de chasser la sauvagine en migration de bassins de rĂ©sidus prĂšs de la riviĂšre Athabasca. Des problĂšmes de fonctionnement et les coĂ»ts Ă©levĂ©s de ce systĂšme ont menĂ© Ă  son abandon Ă  la fin des annĂ©es 1970 T. Van Meer, comm. pers.. SUNCOR Inc. a Ă©galement procĂ©dĂ© Ă  des expĂ©riences avec des feux clignotants afin d’éloigner la sauvagine en migration de bassins de rĂ©sidus semblables, mais plus petits. On a ajoutĂ© des balises lumineuses Ă  un systĂšme de protection existant constituĂ© d’effigies et de canons au propane. D’aprĂšs l’évaluation subjective effectuĂ©e, les feux ne rendaient pas le systĂšme plus efficace; on a donc mis un terme Ă  l’utilisation de balises J. Gulley, comm. pers.. Ă©valuation - Les feux clignotants et stroboscopiques pourraient s’avĂ©rer utiles pour effaroucher les oiseaux dans les aĂ©roports pendant la nuit et au crĂ©puscule. Une lumiĂšre constante, comme un projecteur, n’est pas aussi efficace que des feux clignotants ou rotatifs et pourrait mĂȘme attirer les oiseaux dans certaines conditions mĂ©tĂ©o. On pourrait installer des feux clignotants ou stroboscopiques autour de l’aĂ©roport. Ces feux serait trĂšs probablement utiles conjuguĂ©s Ă  d’autres dispositifs comme des canons, des Phoenix Wailers et des effigies. L’utilisation de feux clignotants pourrait accroĂźtre l’efficacitĂ© de ces autres techniques pendant la nuit. Avantages Les feux sont faciles Ă  installer et ils exigent trĂšs peu d’entretien. Les feux pourraient s’avĂ©rer efficaces pour effaroucher certaines espĂšces d’oiseaux pendant la nuit. InconvĂ©nients Les feux peuvent ĂȘtre utilisĂ©s Ă  un aĂ©roport uniquement dans des circonstances trĂšs particuliĂšres. Ils ne doivent aucunement nuire Ă  la vision des Ă©quipages d’aĂ©ronefs et des contrĂŽleurs de la circulation aĂ©rienne et terrestre. Les feux peuvent ĂȘtre inutiles pour certaines espĂšces pendant les heures diurnes. Les feux peuvent attirer les oiseaux la nuit, par temps brumeux. On n’a pas vĂ©rifiĂ© l’efficacitĂ© de cette mĂ©thode sur les grandes nappes d’eau. Recommandation - Le recours Ă  des systĂšmes d’éclairage est recommandĂ© uniquement pour des essais et certaines utilisations limitĂ©es. À ce jour, il s’agit encore d’une technique de lutte contre le pĂ©ril aviaire dont l’efficacitĂ© n’est pas dĂ©montrĂ©e; elle ne devrait donc pas servir d’élĂ©ment central Ă  un programme de lutte contre le pĂ©ril aviaire aux aĂ©roports. Documents recensĂ©s - Andelt et coll. 1997; Bahr et coll. 1992; Belton 1976; Boag et Lewin 1980; Briot 1986; Gauthreaux 1988; Green et coll. 1993; Koski et Richardson 1976; Laty 1976; Lawrence et coll. 1975; Littauer 1990a; Lefebvre et Mott 1983; Mossler 1979; Nomsen 1989; Salmon et coll. 1986; Solman 1976; Thorpe 1977; Zur 1982. Colorants Description - Les documents consultĂ©s contiennent de nombreuses observations sur l’utilisation d’objets de couleur comme des Ă©pouvantails, des banniĂšres et des ballons pour effaroucher les oiseaux ou les chasser des champs et des fermes ainsi que des installations aquacoles. Peu de recherches, toutefois, ont Ă©tĂ© faites sur l’utilisation de colorants comme mĂ©thode de lutte contre le pĂ©ril aviaire. Fondement biologique - Du point de vue biologique, on ne sait pas vraiment pourquoi les oiseaux Ă©vitent certaines couleurs. Tout comportement initial d’évitement peut ĂȘtre dĂ» Ă  une rĂ©action Ă  un stimulus nouveau et inusitĂ©. Les rĂ©actions d’évitement Ă  l’eau colorĂ©e peuvent ĂȘtre associĂ©es Ă  une expĂ©rience antĂ©rieure avec une eau ayant mauvais goĂ»t et/ou Ă  des aires polluĂ©es ou contaminĂ©es par du pĂ©trole. RĂ©sultats de recherches - La coloration des pistes n’a eu aucun effet de dissuasion sur les oiseaux ACBHA 1963, mais on a signalĂ© que la coloration d’un Ă©tang d’une couleur jaune verdĂątre avait permis d’en Ă©loigner la sauvagine tant qu’il y avait d’autres Ă©tangs non colorĂ©s dans les environs Richey 1964. Une fois tous les Ă©tangs colorĂ©s, l’effet dissuasif a disparu et les canards se posaient sur les Ă©tangs colorĂ©s. Lipcius et coll. 1980 ont effectuĂ© des essais relativement Ă  la rĂ©action de jeunes canards colverts Ă  l’eau colorĂ©e. On a privĂ© les canards de nourriture pendant des pĂ©riodes de 24 et de 48 heures, puis on les a placĂ©s dans un enclos voisin d’un bassin. Une mangeoire avait Ă©tĂ© placĂ©e de l’autre cĂŽtĂ© du bassin. Les canards colverts ont Ă©tĂ© mis en prĂ©sence d’eau claire et d’eau colorĂ©e au moyen de colorants solubles; les couleurs utilisĂ©es Ă©taient le rouge, le jaune, l’orangĂ©, le vert, le bleu, l’indigo, le violet et le noir. L’orangĂ© Ă©tait la couleur qui rĂ©ussissait le plus souvent et le plus efficacement Ă  retarder l’entrĂ©e des canards dans l’eau. Les autres couleurs Ă©taient, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, moins efficaces et tenaient les canards Ă  l’écart d’une maniĂšre moins uniforme. Le noir dissuadait le moins les canards d’entrer dans l’eau ou retardait le moins leur entrĂ©e. Les rĂ©sultats obtenus portent Ă  croire que le noir pourrait mĂȘme attirer les canards colverts. Lipcius et coll. 1980 ont laissĂ© entendre qu’il pourrait valoir la peine de mener des recherches plus poussĂ©es sur ce point, notamment par des essais faisant appel Ă  des colorants orangĂ©s et Ă  des objets colorĂ©s comme moyen de chasser les oiseaux marins des eaux contaminĂ©es par des hydrocarbures. Ă©valuation - Les colorants, s’ils Ă©taient efficaces, seraient utiles pour dissuader les oiseaux de se poser dans les mares et dans les Ă©tangs situĂ©s sur les terrains d’aviation. Les colorants sont d’application facile et ne nĂ©cessitent que peu de mesures d’entretien exception faite d’une nouvelle application Ă  l’occasion. Ils n’auraient aucune efficacitĂ© pendant la nuit. Les colorants demeurent une approche qui n’a pas encore fait ses preuves pour la lutte contre le pĂ©ril aviaire. Ils semblent prometteurs, mais n’ont pas encore Ă©tĂ© mis Ă  l’essai de maniĂšre adĂ©quate. Recommandation - MĂ©thode non recommandĂ©e dans les situations oĂč la lutte est essentielle. Acceptable pour des essais uniquement. Documents recensĂ©s - ACBHA 1963; Koski et Richardson 1976; Lipcius et coll. 1980; Maier 1992; Martin 1985; Meyer 1986; Pearson 1972; Reed 1987; Richey 1964; Salter 1979. FumĂ©e On a dĂ©jĂ  utilisĂ© la fumĂ©e pour chasser les oiseaux d’aires de nidification et de repos voir Koski et Richardson 1976. Il n’est toutefois pas pratique d’utiliser cette mĂ©thode pour les aĂ©roports. Il existe plusieurs espĂšces de martinets mais seul le Martinet noir est prĂ©sent dans toute la Belgique. Il est souvent confondu avec l’Hirondelle puisqu’il a une silhouette similaire et appartient, lui aussi, au domaine aĂ©rien puisqu’il vole 99% du temps et ne se pose gĂ©nĂ©ralement que durant les pĂ©riodes de reproduction entre mai et dĂ©but aoĂ»t. Ainsi, il se nourrit uniquement d’insectes volants et migre pour l’hiver en Afrique subsaharienne. Cet oiseau cavernicole peut Ă©tablir des colonies durant la pĂ©riode de nidification et s’installe gĂ©nĂ©ralement dans les cavitĂ©s des bĂątiments en hauteur. POURQUOI INSTALLER DES NIDS ARTIFICIELS ? Le Martinet noir niche dans des cavitĂ©s ou des interstices des maisons. Mais ils ont de plus en plus de mal Ă  trouver ces lieux de nidification Ă  cause d’une part de la destruction de ces endroits de nidification mais aussi de l’isolation et de la protection des habitations. Les nichoirs artificiels permettent d’y remĂ©dier. INSTRUCTIONS Les martinets noirs entrent gĂ©nĂ©ralement dans leur nid en trajectoire directe et souvent Ă  grande vitesse. Il a aussi besoin d’espace lors de son envol. DĂšs lors, il est prĂ©fĂ©rable que l’espace devant et en-dessous du trou d’entrĂ©e soit laissĂ© libre de tout obstacle sur quelques mĂštres. HAUTEUR le nichoir est Ă  placer aussi haut que possible sur un bĂątiment sous les pentes du toit, sous d’autres avancĂ©es “surplombantes” ou sous le rebord d’une fenĂȘtre, au minimum Ă  3m du sol, idĂ©alement Ă  plus de 5m. ORIENTATION l’orientation du nichoir n’est pas dĂ©terminante mais il vaut mieux Ă©viter le plein soleil et qu’il soit protĂ©gĂ© de la pluie. PÉRIODE IDÉALE POUR METTRE LE NICHOIR vous pouvez installer ce nichoir Ă  n’importe quelle pĂ©riode de l’annĂ©e tout en sachant que la pĂ©riode d’installation est souvent aux alentours du 20 avril. Il est aussi bon de savoir que la colonisation de nouveaux sites est en rĂšgle gĂ©nĂ©rale le fait de jeunes oiseaux ne disposant pas de lieu de nidification fixe. Il peut donc s’écouler plusieurs annĂ©es avant que votre nichoir soit adoptĂ©. Cependant, une fois votre nichoir choisi, il est trĂšs probable que les martinets reviennent chaque annĂ©e, puisqu’ils sont trĂšs fidĂšles Ă  leur lieu de nidification. COMMENT LE FIXER les nichoirs Ă  martinets sont gĂ©nĂ©ralement assez lourds, assurez-vous donc qu’il soit solidement fixĂ©. La pose se faisant en hauteur, il vaut mieux prendre des prĂ©cautions et procĂ©der Ă  la fixation Ă  plusieurs, voire avec l’aide de professionnels. QUELLE DISTANCE ENTRE DEUX NICHOIRS les martinets noirs nichent en colonie, vous pouvez donc installer des nichoirs cĂŽte Ă  cĂŽte sans distance minimale. Il existe mĂȘme des nichoirs multiples. N’hĂ©sitez pas Ă  en mettre plusieurs. QUELLE QUANTITÉ DE NICHOIRS INSTALLER en fonction de l’espace Ă  votre disposition, nous vous conseillons d’installer au minimum deux ou trois nichoirs. Vous pouvez aussi mettre en place des nichoirs pour des espĂšces diffĂ©rentes pouvant nicher plus prĂšs du sol. COMMENT PROTÉGER LE NICHOIR DES PRÉDATEURS Ă  cette hauteur importante, les prĂ©dateurs ne peuvent pas atteindre le nid trop facilement. ENTRETIEN il est important de vĂ©rifier chaque annĂ©e un nichoir, car s’il est en train de pourrir ou s’il est mal fixĂ©, il peut devenir dangereux. Si votre nichoir est assez facilement accessible, vous pouvez traiter les cavitĂ©s contre les parasites avec des produits naturels aprĂšs chaque saison de nidification. Attention cependant Ă  ne pas toucher au nid de martinet qui doit ĂȘtre laissĂ© sur place, contrairement Ă  la plupart des autres nichoirs. INFOs COMPLÉMENTAIREs Les Ă©tourneaux et les moineaux domestiques peuvent adopter les nichoirs Ă  martinets. DĂšs lors, vous pouvez laisser ces espĂšces nicher en attendant ou alors barrer l’accĂšs aux moineaux avec un systĂšme de fermeture aprĂšs l’envol des jeunes martinets Ă  la mi-aoĂ»t et le rouvrir vers le 20 avril au retour des premiers martinets. ASTUCE vous pouvez diffuser un enregistrement de cris contact du martinet ,matin et soir, dĂšs le dĂ©but du printemps afin d’inciter les martinets Ă  s’installer. Fichier mp3 ou CD. comment construire un nichoir ? Vous pouvez installer plusieurs nichoirs de ce type car les Martinets noirs vivent en colonie. Il vous faudra deux planches de 2 cm d’épaisseur Une de 20 cm sur 50 cm qui servira de toit. Dans la seconde planche, vous pouvez dĂ©couper les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments, c’est-Ă -dire le devant et l’arriĂšre qui mesurent 15 cm sur 15 cm, les cĂŽtĂ©s qui mesurent 15 cm sur 40 cm et enfin le plancher qui mesure 15 cm sur 44 cm. Sur le devant, n’oubliez pas de dĂ©couper un trou d’envol de 6 cm sur 4 cm. OÙ ACHETER DES NIDS ARTIFICIELS ? Vous trouverez un grand choix de nids artificiels Ă  installer soi-mĂȘme dans notre boutique en ligne. Les plus solides sont ceux en bĂ©ton de bois naturel. Not Found - Request ID 01GB5AM8994W7C9BHDFB54F9TN PubliĂ© par GwenaĂ«lle Le Ny le 06 novembre 2019 Ă  21h34 Cerys, une buse de Harris ĂągĂ©e de 18 ans, ici avec son dresseur Franck, sera l’un des rapaces Ă  intervenir pour effaroucher les Ă©tourneaux. Le TĂ©lĂ©gramme/GwĂ©naĂ«lle Le Ny Face aux nuisances rĂ©pĂ©tĂ©es causĂ©es par l’installation nocturne des Ă©tourneaux dans son centre, la Ville de Saint-Brieuc a dĂ©cidĂ© d’innover cet automne pour effaroucher les oiseaux. Pour la premiĂšre fois, elle fait appel aux services d’un fauconnier. La nuit est Ă  peine tombĂ©e, ce mercredi, que les nuĂ©es d’étourneaux tournoient dans le ciel briochin. Dans un grand bruit, comme chaque soir en cette pĂ©riode de l’annĂ©e. ConsĂ©quence de la baisse des tempĂ©ratures la colonie d’oiseaux migrateurs cherche la chaleur du centre-ville pour passer la nuit. Depuis des annĂ©es, Saint-Brieuc, comme tant d’autres villes, essuie les nuisances occasionnĂ©es par ces volatiles le bruit, l’odeur, les fientes qui maculent les Ă  sons qui reproduisent les cris d’oiseaux en dĂ©tresse suivis de cris de rapaces, ballons gĂ©ants, fusĂ©es crĂ©pitantes Je crois qu’on a essayĂ© tout ce qui se fait en matiĂšre d’effarouchement », indique Cyril Kerhardy, du service environnement. Mais les oiseaux s’habituent, identifiant qu’il n’y a pas de danger et reviennent prendre place. On est allĂ© au bout du bout », indique Louise-Anne Gautier, adjointe Ă  l’environnement qui estime Ă  8 000 € le coĂ»t pour la Ville, l’an dernier, entre l’achat de matĂ©riel et le nettoyage des places souillĂ©es. D’oĂč l’idĂ©e d’expĂ©rimenter le travail avec un la tombĂ©e du jour, les Ă©tourneaux viennent chercher la chaleur des centres-villes pour y passer la nuit. Le TĂ©lĂ©gramme/GwĂ©naĂ«lle Le NyLe travail diffĂ©rent selon les lieuxDu haut de ses 45 cm, Cerys, une buse de Harris, impressionne dĂ©jĂ . Ce mercredi, Ă  la nuit tombante, le rapace et son fauconnier ont fait un premier repĂ©rage des lieux concernĂ©s. La Ville a fait appel aux services de Paul et Eleri Johnson, de la Fauconnerie Bretagne, installĂ©e dans le FinistĂšre depuis seize ans. À eux deux, ils cumulent plus de 60 ans d’expĂ©rience dans le dressage et le travail des oiseaux de proie. Dans les Ă©glises, les aĂ©roports, parfois pour des entreprises privĂ©es, notamment dans le secteur de l’agroalimentaire, ils interviennent un peu partout en France, pour faire fuir les indĂ©sirables, sur dĂ©rogation prĂ©fectorale s’agissant d’espĂšces protĂ©gĂ©es comme les goĂ©lands par exemple. La seule prĂ©sence du rapace peut suffire, sans le faire voler. »Avec le recours Ă  la fauconnerie, il n’est question ni de chasser ni de tuer les Ă©tourneaux. Le fauconnier emploie diffĂ©rentes techniques, comme des filets, faire du bruit, installer des miroirs ou des piques. Le travail est diffĂ©rent selon les lieux, la seule constante est de chercher Ă  effrayer », indique Franck, l’associĂ© du couple. Les vols d’oiseaux ne sont pas systĂ©matiques, non plus. La seule prĂ©sence du rapace peut suffire. Les Ă©tourneaux le voient, le sentent, prennent peur et se passent entre eux le message de la prĂ©sence du prĂ©dateur, ce qui les pousse Ă  fuir pour s’installer ailleurs », indique Eleri vols de rapace et le laserÀ Saint-Brieuc, durant l’expĂ©rimentation, des rondes nocturnes seront effectuĂ©es par les fauconniers en diffĂ©rents lieux de la ville pour voir comment rĂ©agit la colonie d’étourneaux. On va travailler au laser, ce qui permet dĂ©jĂ  de les mettre dans un Ă©tat d’insĂ©curitĂ© ». Des vols de rapace d’arbre en arbre seront organisĂ©s Ă  certaines heures du jour. La prĂ©sence d’arbres touffus, comme la lumiĂšre permanente dans la ville, c’est un appel pour les Ă©tourneaux et cela nous pose des difficultĂ©s », indique Paul Johnson qui recommande l’élagage ou un Ă©claircissement. Ce qui n’empĂȘche pas d’obtenir des rĂ©sultats si l’effarouchement, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, ne fait que dĂ©placer le problĂšme. Au TĂ©lĂ©gramme depuis mars 1999. A travaillĂ© Ă  l'Ă©dition des locales Ă  Morlaix et Ă  Lorient, puis sur le terrain Ă  ChĂąteaulin. RattachĂ©e Ă  Saint-Brieuc depuis 2015, oĂč j'alterne Ă©dition et rĂ©daction.

cri de rapace pour faire fuir les étourneaux mp3